samedi 3 novembre 2012

Le Fucking Parisien


"Plus jamais ça." Je m'en souviens, je me revois encore le dire, en quittant ce placard à balai qu'on m'avait vendu comme un studio à Convention et dans lequel j'avais vécu pendant deux ans avant de  revenir à Lille.

Et me revoilà, cinq ans après, Marcel Wondercat sous le bras, je pose mes trois valises de chaussures dans ma nouvelle coloc' à Paname. Paris, Paris...

Bilan après 20 jours, j'ai plus profité de la capitale en trois semaines en tant que journaliste mode / blogueuse / chroniqueuse qu'à l'époque où je trimais comme fiscaliste (cf mon post : Quand je serai grande, je serai working girl).

Petite liste Topito des avantages et inconvénients de la vie parisienne, avant d'en venir au sujet principal de ce post : le merdeux / fucking parisien.

Avantages :
  • C'est blindé de beaux gosses à barbe



Beau Gosse à Barbe
  • Y'a des déstockages Vanessa Bruno tous les dimanches.
  • Tu peux pas te faire chier à Paris, à moins de le vouloir vraiment.
  • Y'a la culture, forcément.
  • Paris c'est beau(beau).


Inconvénients :
  • Je me suis déjà fait tirer mon iPhone.
  • C'est dans une ville comme Paris que tu te rends compte que le sens de l'orientation est primordial. Et sans l'iPhone que tu t'es fait tirer (cf juste supra), et partant, sans ton appli google maps, tu es un peu comme un avion sans aile, comme un hipster sans fixie, ou comme une blogueuse mode sans Etsy : démunie.
  • Pour quelqu'un qui aime les grands espaces, un peu en mode Into The Wild, le métro, ça fait chier.
  • Pour quelqu'un qui aime sa voiture plus que tout, pour qui parcourir les 200 mètres qui la séparent de son parking constitue son footing quotidien, le métro, ça fait VRAIMENT chier.
  • On sort à Paris. Dans des bars, dans des restos, en afterwork, en brunch, chez des potes (et attention, tu ne manges pas chez des potes, tu dines, ouais ouais, sinon c'est grave, on te réinvite plus)... Bref on raque. Et mon porte-feuilles de freelance douille.

Bref, pour l'instant, malgré ces petits désagréments, Paris, c'est ma came. Y'a juste un truc qui me gonfle. Mais qui me gonfle grave, à un point tel que je serais susceptible de l'exprimer avec une pointe d'accent du Nord (#bahouaishein). Le fucking parisien. 

Contrairement aux idées reçues, le fucking parisien n'est pas légion. Malheureusement, une rencontre avec le susnommé se grave dans ton esprit pour longtemps. Tu sais, c'est comme le principe de la persistance rétinienne. 

Il (ou elle, ne soyons pas sexistes) va t'inviter au resto, dans un nouveau spot, te parler de ses projets, de son réseau : "ouais, moi je connais cette blogueuse-influente-là, et puis le mec des inrocks aussi, si tu veux je te le présente, j'ai son facebook perso." 

Il aura également une fâcheuse tendance à te faire ressentir que tu viens de province : "Tiens, écoute cette musique, ça s'appelle Citizens. Tu connais ? Au temps pour moi, je pensais que c'était très parisien. Ah, vous avez la radio aussi à Lille... Pardon, j'ignorais." 

Bref, le fucking parisien ne cherche pas l'interlocuteur, mais le miroir. Narcisse 3.0. Alors si d'aventure tu rencontres un représentant de cette espèce, voici mon conseil : tire-toi. Loin, et vite.

Bémol de la blogueuse : Le fucking parisien est peu représentatif des parisiens en général que j'ai été amenée à rencontrer jusqu'à présent, mais il nuit considérablement à leur image dans le reste de notre chère province.








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