jeudi 24 novembre 2011

Humeur de Pitbull, le Pourquoi du Comment



Je pourrais vous dire que je profite du Grand Prix des Blogueuses ELLE 2011 (votez pour moi ici) pour faire découvrir de nouvelles plumes, qu'un blog est avant tout un public et des lecteurs, bla, bla, bla. Mais la vérité vraie, c'est que je suis une bonne grosse feignasse. Et qu'Emilie a du talent. Alors quand elle a accepté d'écrire un post pour Once Upon A Time, j'ai hurlé ma joie au monde et remercié le ciel (oui, l'angoisse de la page blanche, ça arrive aux blogueuses aussi). Allez, stop le baratin, à vous les studios, Gabriel.


Le Pourquoi 

Etant donné que notre Lili nationale a, de manière très juste, déjà décrit les effets d’un mauvais karma (c'est par là que ça se passe), j’ai trouvé opportun d’essayer d’identifier les raisons qui pourraient expliquer certains enchaînements ininterrompus de merdouilles en tout genre. Parce que oui, aujourd’hui, j’étais d’une humeur de pitbull (dressé pour tuer le pitbull), mais c’est pas ma faute à moi (moi Lolita, admirez les références culturelles).

En effet, la journée avait plutôt bien commencé, je ne me suis pas réveillée en ayant envie de passer mon (con de) chat par la fenêtre, j’ai eu de l’eau chaude en prenant ma douche, pas de pénurie de dentifrice, j’ai réussi à me coiffer… Jusque là donc, tout allait bien. 

MAIS, et là c’est le drame, ma sœur jumelle démoniaque (celle qui fait que je ne serai jamais seule même en tant qu’unique survivante de l’armageddon) a décidé d’intervenir et de me faire « remarquer » que, quand même, il y a quelques ptits trucs qui me prennent bien la tête « Dis-moi, ça te dirait pas de t’énerver un peu ? » Bon, je vous accorde que le coup de la sœur jumelle démoniaque puisse faire flipper, j’ai donc étudié d’autres raisons possibles : 

- Je suis une sanguine : un peu facile (mais pourquoi est-elle si méchante ???!!)
- Des chakras, moi j’en ai pas, c’était en option, 
- J’ai pas donné d’argent aux roumaines de la gare du Nord et elles m’ont maudite sur 16 générations, 
- J’ai été envoyée sur Terre afin de donner un vrai sens à la loi de Murphy, plus connue sous le nom de loi de l’emmerdement maximum, 
- L’alignement des planètes était défavorable ce jour-là (Nostradamus et ces putains de mayas nous avaient pourtant prévenus),
- J’ai du travail par-dessus la tête alors que j’avais déjà un bon gros rythme (9h, hors café + bonjour, donc 10h -12h, sport ou sushis, 14h-18h, parce que t’as toujours une bonne raison de te barrer (acupuncteur, prothésiste ongulaire, dermato, chiropracteur, 3ème RDV du mois chez l’ophtalmo alors que t’as toujours les mêmes lunettes… et j’en passe)
- Mon mec est à l’autre bout de la planète pour 3 semaines (et là, on est à 5 jours) => mais ça, on va l’écrire en caractère 2, alphabet cyrillique, parce que sinon, il sera trop content et un mec content, ça prend trop la confiance (cf règle n°287 sur 3278 de l’ébauche de « Hommes, mode d’emploi », plus compliqué qu’une notice IKEA et qu’un bouquin de physique quantique réunis). 

Bref, pour ce qui est des causes de mon humeur de merde, je pense que ça se tient. 

Les choses à ne pas dire/ pas faire : 

Quand l’énervement commence à poindre (à titre informatif, quelques pistes pour s’en rendre compte : 
lorsque je deviens violette, lorsque je présente une forte attirance pour les objets pointus de préférence, lorsque je tape frénétiquement sur mon clavier, que mon regard est tellement noir qu’on ne distingue plus la pupille de l’iris de mes yeux…entre autres), voici les choses à ne SURTOUT pas dire ou faire :

- « Mais t’énerve pas » (ton mielleux)
- « Mais t’énerve pas » (ton agressif) => et ta mère ??!!
- « T’as tes règles ou quoi ? » (petit message plus spécifiquement à destination des mecs, va peut-être falloir chercher des raisons plus subtiles que nos dérèglements hormonaux mensuels pour expliquer nos petites sautes d’humeur, merci)
- Continuer à poser des questions (cas particulier d’aujourd’hui) => accélération du rythme cardiaque, joues violettes, respiration saccadée (et dans le meilleur des mondes : coup de tête-manchette-balayette). 

Le Comment 

Ce jour-là, il y a eu un vrai truc, celui qui a fait que tout a dérapé et qui peut justifier en partie mon envie d’achats de tronçonneuse, de défonceuse (si si, ça existe), de nunchakus, d’engager un tueur à gages…, j’ai nommé : les collègues RE-LOUS (pluriel volontaire, brouillage de piste oblige). Ceux que tu sais que t’as pas le choix, tu te les farciras quoiqu’il advienne (que pourra).

Je m’explique. Vous connaissez les non-choix débiles sur lesquels on s’est tous interrogés un jour, du style : tu préfères avoir des bras en mousse ou une tête de veau ? Et à la question « tu préfères être cul de jatte ou avoir dix canards qui te suivent partout, tout le temps » (et je ne fais pas allusion aux canards sympas et colorés qu’une amie commune qui se reconnaîtra collectionne dans sa salle de bain, pardon pardon pardon, c’était plus fort que moi !), j’ai eu la Ô combien désagréable sensation de ne pas avoir le choix… (avec dans le rôle du canard, UNE collègue que je ne nommerai pas)… 

Certains auront pu suivre la montée en puissance de mon état de « tension » au cours de la journée (le jour où ils bloquent Facebook, je démissionne) avec dans l’ordre les évènements suivants : 

- De base, des atomes pas crochus du tout, 
- 384 questions posées à la minute, 
- Un « Mais t’énerve pas » mielleux (cf ci-dessus « les choses à ne pas dire »), 
- Une confrontation avec ELLE à la salle de sport alors que quand même, à la base, t’y allais pour avoir une chance de conserver un casier judiciaire vierge le lendemain, ce qui est plutôt honorable. 
- Le coup de grâce : tu rentres chez toi, tu allumes la télé, tu tombes sur « Incroyables talents », juste au moment où Dave chante « Vanina » (la bonne vieille chanson tenace que tu vas mettre 14 semaines à zapper)… C’est à ce moment là que tu as peur, très peur et que tu te dis que c’est le moment d’aller te coucher… 

C’est sûr, j’ai vécu bien pire comme enchaînements (cf mes posts Facebook passés), mais couplés aux raisons précédemment énoncées, ça donne quand même pas mal de crédit à mon humeur pourrie. Et puis, quand on est une fille, et ben on a le droit de faire la gueule et de s’énerver pour rien, on s’est battues pour ça, d’abord !

mardi 22 novembre 2011

Toutes les trentenaires ont huit ans



Ce week-end, j'ai fêté mes 32 ans. Alors je pourrais vous faire un laïus sur le coup de vieux, ou bien encore en mode "l'heure du bilan est arrivée". Mais je préfère de très, très loin vous faire part de mon état d'esprit actuel, à savoir : je suis une gamine. Et ça sera pareil dans un an, dans cinq, dans dix. Et je suis prête à parier que vous aussi. C'est universel. Toutes les nanas sont des fillettes. Elle ne lâcheront pour rien au monde leur part d'enfance. Pour preuve.

Les petites filles sont capricieuses

Alors quand je fais les magasins avec mon amoureux et que je repère quelque chose que je désire plus que tout au monde (oui, j'ai eu des amoureux quand même, ce n'est pas parce que je suis célibataire que j'ai fait voeu d'abstinence non plus), il y a trois alternatives :
1) Je veux ça, sinon j'arrête de respirer. Efficacité : 0
2) Je veux ça, sinon j'arrête de parler. Efficacité : -100
3) Je veux ça, sinon j'arrête de te s****. Efficacité : 1000

Les petites filles jouent aux poupées

Moi, je joue aux chaussures. Bon, l'accessoire est un chouilla différent, mais principe est le même. On en a plein, de plein de couleurs différentes, on les regarde, on les essaye, talons, pas talons, bottes, escarpins, compensées, boots. Et puis on leur parle aussi (ça, ça ne concerne peut-être que moi, je vous le concède).

Les petites filles croient au Prince Charmant

L'avantage avec Facebook, c'est qu'on a des messages de copines qu'on a pas vues depuis des décennies. Le désavantage, c'est qu'on se rappelle maintenant pourquoi on ne les avaient pas vues depuis des décennies : "Eh salut, bon anniversaire. Alors, toujours pas mariée ?" Et ben non, toujours pas mariée. Parce que précisément,  j'attends le Prince Charmant. Et oui, moi j'ai été élevée à la sauce Alladin, Blanche Neige et Dirty Dancing ("on ne laisse pas bébé dans un coin"). 

Les petites filles aiment se déguiser

Et nous, les meufs, à chaque fois qu'on sort prendre l'apéro, ou avant un rencard, vous pouvez nous expliquer ce qu'on fait ? A fouiller notre garde-robe à trouver la robe bien mais pas trop, décolleté juste ce qu'il faut ? Et quand on se fait des sessions shopping entre nanas, et vas-y que je fais péter la Visa, et "regarde cette matière si c'est pas exactement la jupe de mes rêves il me la faut mon banquier comprendra" ? Et ben oui, on se déguise.

Alors voilà. Je viens de fêter mes huit ans. Comme tous les ans. Et comme vous toutes. Bon anniversaire Lili !

Ah oui c'est vrai, comme cadeau si vous le voulez bien, vous pouvez voter pour moi au Grand Prix des Blogueuses ELLE 2011 (ça prend deux secondes et je vous serai reconnaissante éternellement) ! Merci !

jeudi 17 novembre 2011

Ce soir je serai la plus belle pour aller me faire chier



Y'a toujours des soirées où on sait d'avance qu'on va se faire chier comme un rat mort. Qu'à choisir, on aurait préféré :
- la mort par lapidation, 
- un dîner en tête-à-tête avec notre ex et sa nouvelle poufiasse,
- mater un documentaire sur arte ayant pour objet la reproduction du Grand Charançon des Jardins, insecte passionnant s'il en est.

Et puis malheureusement, on n'a pas le choix. On s'est "engagée". On revoit encore le moment où tout a basculé : "Mais bien sûr je viens, tu peux compter sur moi, y'a pas de souci". Et évidemment y'avait pas de souci, à l'époque, c'était il y a deux mois. 

J'ai le défaut majeur d'accepter toutes les soirées qu'on me propose, dans l'abstraction du moment. Sauf que là, c'est ce soir, et c'est plus que concret. Et je me retrouve dans la perspective d'une bonne grosse soirée foireuse. En règle générale, je sais que je vais me tirer une balle quand il s'agit d'une des soirées ci-dessous...

Le vernissage

Bon, il faut être honnête, les vernissages sont des soirées de crevards. Une réunion de gens mondains qui font leur B.A., à savoir pousser des "OH" et des "AH" devant les oeuvres d'un artiste pour pouvoir se la coller au champagne et bouffer gratos toute la soirée. Les gens qu'on rencontre là bas sont en général "dans les relations presse" ou "dans le milieu artistique"

A une époque j'y allais avec un pote et pour se marrer on s'inventait un métier qui détonnait un peu. Je me suis ainsi improvisée éleveuse de chiwawas de compétition, et lui entraîneur de mini-miss. Pour l'occasion, c'était notre passion commune du bowling qui nous avait permis de nous rencontrer. Inutile de vous dire que les invités ne se battaient pas pour passer la soirée avec nous. Mais au moins, on a passé un très bon moment.

Les soirées de boulot

Bon alors c'est vrai, quand il y a une bonne ambiance au boulot, ça peut être sympa. Mais pour rappel, j'étais fiscaliste dans une ancienne vie (SYMPA / FISCALISTE sont deux termes antinomiques). Alors mis à part certaines personnes aussi déjantées que moi, ces soirées s'apparentaient plus à des heures sup'.

Durant ces séminaires, je passais mon temps à faire des études anthropologiques : Qui essayait de s'asseoir à la table des associés pour se les mettre dans la poche, qui s'était vu refuser une promotion et se barrait juste après le repas, qui se la jouait corporate à mort et participait à toutes les activités (concours de sushis, concours de dessins, on est une TEAM tavu).

J'avais aussi trouvé un truc pour ne pas me faire chier pendant les discours : Le bingo des réunions. Comme un bingo classique, les participants crient (discrètement s'ils ne veulent pas se faire virer) "bingo" à chaque fois que l'intervenant prononce un des mots de la grille.


Ce petit jeu m'a sauvée de la catatonie de nombreuses fois. Aujourd'hui je pense qu'il est de mon devoir de le transmettre au plus grand nombre. ENJOY !

Le réveillon du nouvel an

S'agissant du réveillon du nouvel an, vous connaissez maintenant mon aversion pour les fêtes de fin d'année et tout particulièrement le réveillon du nouvel an, PUTAIN DE SOIREE DE MERDE (Il suffit d'aller voir ici !). Cependant, je ne pouvais décemment pas ne pas le citer. Voilà, c'est chose faite !


Et sinon, comme vous me kiffez comme c'est pas permis, vous n'oubliez pas d'aller voter pour moi au  Grand Prix des Blogueuses de Elle 2011 (un clic et c'est good) ! 

mardi 15 novembre 2011

Lili est sélectionnée au grand prix des blogueuses de ELLE

video

Pour ceux et celles qui voudraient voir à quoi je ressemble, je me dévoile enfin à l'occasion de ce petit teaser vidéo ! Merci à mon Dadou, qui a tout fait pendant que je me tournais les pouces.
Allez, j'ai besoin de vous, alors un petit clic ici : JE CLIQUE ICI, J'ARRIVE SUR LA PAGE ELLE ET JE RECLIQUE SUR VOTER : LILI GAGNE A vot' bon coeur, msieurs dames ! Un clic par jour jusqu'au 2 décembre (chaque clic sera rémunéré, bien entendu).
Merci à tous !!!

dimanche 13 novembre 2011

Les fêtes de Noël, ça me fout les boules


Tout d'abord, veuillez m'excuser pour la blague de haute volée contenue dans le titre de ce post, mais je me sentais d'humeur blagues Carambar. Pour ceux qui n'auraient pas compris, n'hésitez pas à me le faire savoir via les commentaires, j'essayerai d'expliciter ce jeu de mots d'une grande finesse.

Vous l'aurez sans doute remarqué, ça y est, les décorations de Noël sont de sortie dans les rues. Mais si, vous savez, les trucs lumineux bien moches avec des sapins, des bonhommes de neige avec une carotte à la place du pif et des traineaux avec un Père Noël obèse dedans.

Je n'aime pas les fêtes de fin d'année. Ca me déprime. Alors j'ai décidé de lever le grand tabou selon lequel Noël c'est troooop génial et puis tout le monde est heureux, parce que c'est "l'esprit de Noël" : "Quoi, t'aimes pas Noël ? Mais c'est pas possible de pas aimer Noël enfin ! Et le réveillon du Nouvel An non plus t'aimes pas ? Euh, franchement excuse-moi mais t'es vraiment bizarre." 

Alors non, je ne suis pas bizarre, et d'ailleurs voici une démonstration en trois points totalement infaillible de ce que j'affirme, à savoir que NOEL, CA PUE DU CUL. 

Il caille sa race

Pendant les fêtes, on se pèle les miches. Ca aurait quand même été vachement mieux de faire ça en juillet.  Bon alors évidemment on aurait dû adapter le menu parce qu'une dinde, des marrons, des huîtres, du foie gras et une bûche (même glacée), ça fait beaucoup quand même par 35°. A la place, on aurait pu faire un petit barbeuc', chacun ramène une salade de pâtes, et pour le dessert, hop "Qui veut des fruits ?" C'est quand même beaucoup plus pratique pour la maîtresse de maison. 

Alors il paraît que pour des raisons prétendument historiques, il n'est pas possible de changer la date de Noël. MAIS, il s'avère qu'on n'est même plus sûrs de l'année de naissance du Christ, alors s'agissant du mois, vous m'en direz tant. Et puis, vous pensez sincèrement qu'elle aurait tenu toute une nuit dans une étable en plein mois de décembre, la Sainte Vierge ? Bon ok, Bethléem c'est pas l'Alaska mais quand même. 

Les cadeaux, ça va jamais

On se prend la tête pendant des jours et des jours pour trouver le cadeau parfait, pour les parents, pour les frères et soeurs, la grand-mère, le parrain, la marraine et les neveux et nièces et on claque une thune pas possible (qu'on n'a pas d'ailleurs), et au final ils ne sont jamais contents. On sait bien de toute façon que notre cadeau va finir sur ebay. Tous les ans c'est la même chose, et puis nous on fait la même chose avec les leurs. 

Avec mon père, on a résolu le problème. Les fringues, il s'en fout, les bouquins, il n'en veut pas il va à la bibliothèque, alors maintenant, tous les ans, je lui offre une pochette de la Française des Jeux. Il est super content, le seul problème c'est qu'à compter du moment où il reçoit son cadeau, il passe en mode autiste pendant 40 minutes à gratter ses Bancos et Black-Jack en ignorant le reste de l'assemblée. Au final il gagne 2 euros, il se fait une tendinite au poignet mais allez comprendre, il a le smile toute la soirée.

Les fêtes, c'est faux-cul

Le simple fait d'être obligée de devoir m'amuser, par principe, à une date donnée, me gonfle. Je n'y peux rien, j'ai l'esprit de contradiction. Le réveillon du nouvel an est le symbole parfait de tout ce que je déteste dans une soirée :
- On est obligés de faire la fête, sinon on est considérés comme des parias absolus : "Ohhhh, tu n'as rien de prévu pour le 31? (sourires gênés) Ne t'inquiète pas, il y a bien quelqu'un qui va t'inviter." Mais MERDE, je n'ai pas envie de faire la fête le 31. Et si je suis claquée, que j'ai envie de rester chez moi ou d'aller au ciné, je fais quoi ?
- On est obligés de bien s'habiller. J'aime bien me faire jolie, mais seulement quand je le sens, pas parce que c'est le 31 décembre ;
- On est obligés de faire la bise et de souhaiter une bonne année à minuit à plein de gens qu'on ne connaît pas / qu'on n'aime pas forcément ;


Voilà donc ce que m'inspirent les décorations lumineuses accrochées dans les rues. La semaine prochaine, si vous le voulez bien , je vous parlerai du sentiment que provoque chez moi la vue des oeufs de Pâques.

lundi 7 novembre 2011

Croix de bois, croix de fer, on ira tous en enfer



N'en déplaise aux plus naïfs d'entre vous, je m'apprête à vous asséner une vérité implacable : tout le monde ment. Vous, moi, mes voisins, mes parents, vos potes. Et non seulement  on ment tous, mais en plus, on passe notre temps à ça. Petits oublis pas très graves ou gros mensonges éhontés, les motivations sont diverses et variées. Il y en a qui font ça pour le plaisir, par maladie ou par nécessité. Analyse de nos penchants mythos.

Catégorie "Je sauve ma peau"

- "Monsieur l'agent, vous savez c'est difficile, je viens à l'instant de me faire plaquer et je vous avoue que je n'ai pas vraiment pensé aux limitations de vitesse, je n'ai qu'une envie, là tout de suite c'est de rentrer chez moi et me mettre au lit" (oui, c'est mal, je sais, mais on utilise les armes qu'on a, hein !)
- "Monsieur l'agent, je n'étais pas en train de téléphoner, j'écoutais juste ma messagerie" (variante blonde)
- "Oui Monsieur, j'ai terminé de rédiger la propal que vous m'avez demandé, mais le PC a planté et j'ai absolument TOUT perdu"

Catégorie "Mauvaise foi"

- "Ce n'est pas moi qui t'ai envoyé ce texto larmoyant à 4h30, on a dû me voler temporairement mon téléphone."
- "Non je ne l'ai pas rappelé. Mais je te dis que non. Oui bah un texto excuse-moi mais techniquement ce n'est pas un appel, donc non, je ne l'ai pas rappelé."
- "Oui Maman, je mange très équilibré en ce moment" (géolocalisation exacte : devant le Mac Do)
- "Oui oui je suis là dans deux minutes" (géolocalisation exacte : dans mon bain)
- "Je suis malade, tu peux dire aux parents que je ne peux pas venir déjeuner ? Non, ça n'a absolument rien à voir avec ma soirée d'hier soir" #photosfacebook #virermasoeurdemesamis

Catégorie "J'ai de l'imagination"

- "Alors ma chérie, Agnès, dont tu as pu lire les messages en fouillant dans mon téléphone, est ma soeur. C'est la raison pour laquelle ses textos sont aussi affectueux. Je ne t'en ai jamais parlé tout simplement parce que nous avons été séparés à la naissance,  lors de l'indépendance de l'Algérie. Oui, à ce propos, je ne suis pas né en 1979 mais en 1962. J'avais peur que tu me trouves trop vieux pour toi, donc j'ai menti sur mon âge quand nous nous sommes rencontrés."
- "Mon amour, un voyage en amoureux, c'est fabuleux ! Oh... mais je suis désolée, c'est affreux, mon passeport a expiré. Ah oui, l'Espagne... Alors il faut que je te dise quelque chose. Je suis persona non grata en Espagne. Juan Carlos et moi avons eu une aventure, il a mal vécu notre rupture, il m'en veut terriblement."

Catégorie "Je suis une salope"

- "Je suis désolée, vraiment je ne peux pas venir à ton anniversaire mais j'ai une copine qui vient de se faire plaquer" (géolocalisation exacte : dans mon pieu devant Desperate Housewives)
- "Je suis désolée, vraiment je ne peux pas venir te réconforter, je sais que tu t'es faite plaquer, mais j'ai un anniversaire" (géolocalisation exacte : dans mon pieu devant Desperate Housewives)



La créatrice de la semaine : Wundertüte

Allez cette fois pas de street-shooting mais une petite pépite vintage. Voici pour votre plus grand bonheur la marque Wundertüte. Caro est une créatrice d'objets nostalgiques. Rendez-vous au plus vite sur son site pour découvrir des bijoux plus jolis, originaux et poétiques les uns que les autres, ainsi que de la petite papeterie onirique, issus des trouvailles que Caro fait au gré des brocantes.









Creative Commons License
This work is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported License.