mardi 27 septembre 2011

Quand je serai grande, je serai working-girl



Voilà un petit post que je vous ressors des cartons, version light. Pour certains, il aura un petit air de déjà-vu. Normal, je l’avais laissé quelques jours en ligne avant de le supprimer parce que mon ancien employeur n’était pas ravi ravi. Quoi qu’il en soit, la morale est la même : ne perdez jamais vos rêves de vue. Ne serait-ce qu'une seconde... Au risque de vous retrouver DANS LA MERDE.

CHAPITRE 1 : Quand je serai grande, je serai journaliste

Depuis que je suis toute petite, je veux être journaliste. Je suis d'ailleurs à l'initiative du concept du magazine people, mais j'ai eu l'humilité de ne pas revendiquer sa paternité. Je m'explique. Lorsque j'étais à l'école primaire, j'ai conçu un journal appelé "les échos du Domaine de la Vigne" visant mon voisinage immédiat, et dont l'équipe de rédaction était constituée de ma petite soeur et moi-même. 

Ce journal précurseur était doté de toutes les rubriques que l'on retrouve aujourd'hui dans Voici, Closer, Match ou Gala, à savoir l'horoscope (j'étais également astrologue pour les besoins de cette chronique), les potins du voisinage, les meilleurs et les pires looks des voisines, la star de la semaine (ma mère), les mecs canons (mon père). Chaque exemplaire était entièrement fait à la main (y compris les visuels) mes parents ne croyant pas au projet et ayant refusé de photocopier le prototype (ces ingrats). Nous nous sommes vite lassées, mais l'idée y était.

Bond temporel. J'ai 17 ans. Me voilà devant mon lycée, avec ma meilleure amie pour la vie de l'époque, Perrine, moi sur mon Chappy (pour les non-initiés, il s'agit d'une moto miniature qui fait des pointes à 40 kms/h mais qui est très stylée), elle sur sa mob, nos casques Chevignon vissés sur la tête, fumant nos Marlboro light et nous interrogeant sur notre avenir...
- Perrine : Je crois que je vais tenter les IUT l'année prochaine...
- Moi : Ah bon ? C'est bien. Mais... c'est pour faire quoi ?
- Perrine : Du commerce.
- Moi : Ahhhh. Ah bah ok, moi aussi alors.

Re-bond temporel. J'ai 19 ans, mon IUT en poche, un enseignement de grande qualité es alcool et clubs électros que je n'ai de cesse de parfaire depuis. Perrine avait lâché l'IUT au bout d'un an et je me posais la même question que deux ans auparavant. Ou plutôt non. Je savais (flash-back : "les échos du Domaine de la Vigne"). Mais comment devenir journaliste ?
Option 1 (pas bonnnnnn) : La prépa Sciences-Po en enseignement à distance. Avec le recul et mon expérience récente de l'IUT, ce fut une très mauvaise option... Au bout de 15 jours, j'ai mis à profit ce que l'IUT m'avait enseigné (cf supra). Pendant un an.
Option 2 : La fac de Droit, puis le concours de l'Ecole Supérieure de Journalisme. Et c'est là que je vous dit de ne JAMAIS perdre vos rêves de vue, ne serait-ce qu'un instant, au risque de vous voir projeté dans un univers que vous n'aviez absolument pas choisi au départ.

CHAPITRE 2 : Je suis grande, je suis journaliste fiscaliste (Etttttt merde)

Me voilà donc étudiante en Droit, en principe pour deux ans et hop, direct bifurcation vers l'ESJ et au final me voilà grand reporter, prix Pulitzer, reconnaissance de mes pairs, la classe internationale... Et puis finalement, les bancs de la fac sont plutôt confortables, on prend ses habitudes, on sait à qui piquer les cours, on a une carte de fidélité à la Boîte à copies... Et on se retrouve cinq ans plus tard en train de passer un entretien pour un mastère de Fiscalité internationale alors qu'on a toujours détesté les chiffres, et qu'on a eu 6/20 en Maths au bac filière scientifique (coefficient 9). Pourquoi ? Parce qu'on a vu "la Firme" un jour et qu'on a trouvé ça absolument super classe de bosser dans un cabinet d'avocats fiscalistes.

Je ne comprends pas comment j'ai pu duper les examinateurs, les profs, la responsable du mastère et obtenir ce dernier alors que je ne comprenais strictement rien à ce qu'on essayait de m'inculquer (Note pour plus tard : comédienne aussi, c'est une filière à envisager). Un de mes profs m'a d'ailleurs appelée un jour "Miss Oenobiol Solaire", car j'avais prétexté une gastro pour sécher une semaine de cours et m'envoler vers la Tunisie. Donc pour être claire, la théorie me gavait grave... Vivement la pratique !

EPILOGUE : Mieux vaut tard que jamais

La pratique donc ? Et ben au bout de 5 ans de bons et loyaux services, assise à mon bureau devant mon laptop, j'ai revu la petite fille qui rédigeait son premier journal avec ses crayons magiques... J'ai refait mentalement le chemin que je viens de vous décrire, j'ai filé tout droit dans le bureau de ma marraine (oui, les grands cabinets d’avocats sont de grandes familles, chaque employé a un parrain / une marraine), et j'ai formalisé mon départ.

Je suis aujourd'hui journaliste.


STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Et le look de la semaine, c'est Minirine, membre des Scratchfoufounes, incontournables déjantés de la scène musicale et culturelle lilloise, avec sa petite veste verte et son sac rose métallisé. Elle sortait juste d'une soirée organisée par le collectif. Mimi la Minirine !


mercredi 21 septembre 2011

Karma de Merde : Lili vs the World



Il est des jours comme ça, où on sait d'office que tout va se liguer contre vous. A la base, vous n'avez rien fait pour que les choses se passent mal. Et puis subitement, les choses s'enchaînent, et c'est la merde. C'est ce qu'on appelle le karma.

Si, en fait, je rectifie. Je pense qu'en fait, j'ai été trop méchante avec les mecs dans mon blog, et que le Bon Dieu des garçons leur rend justice en mode, je t'envoie les dix plaies d'Egypte dans ta face, c'est bien fait pour ta gueule. A croire que je ne sais pas quel tribunal de mecs a lancé une fatwa sur ma tronche pour se venger.

Je m'explique. En ce moment, ma vie sentimentale équivaut pour ainsi dire au désert de Gobi. Pas un mec en vue, pas un texto tardif, pas de vieux dossier qui se repointe... Rien.  Aucune raison qu'un conflit d'ordre amoureux n'arrive puisque d'amoureux il n'y a point. Logique. Sauf que. 

J'avais quitté un mec que je fréquentais depuis une semaine (on a le droit de dire quitter au bout d'une semaine ???), et ce dernier a voulu qu'on prenne un verre ensemble quelques jours plus tard. On était restés en bons termes et en plus on avait un projet professionnel ensemble. Pas de souci, je me pointe au rendez-vous. Et là, il me regarde avec un air de pitié compatissante et me lâche : "Tu sais Lili, tu mérites quelqu'un qui te traite comme une princesse, malheureusement, ce que tu me demandes, je ne peux pas te l'offrir". Alors je vous pose une question : A-t-on le droit de quitter une nana qui vous a déjà quitté une semaine avant ? Non, parce que moi ça m'a un peu énervée sur le coup.

Le soir même, j'étais en train de me mater un film et je reçois un texto de Voldemort (celui dont on ne doit pas prononcer le nom, pour celles et ceux qui n'ont pas suivi, il faut aller voir ici http://lili-onceuponatime.blogspot.com/2011/01/lhomme-cet-etre-fort-viril-courageux.html et là http://lili-onceuponatime.blogspot.com/2011/01/les-innombrables-avantages-de-la.html). Bon je vous passe les détails, mais Voldemort voulait absolument me revoir après un temps fou sans nouvelles. Face à mon refus vue l'heure tardive, j'ai eu le droit à 25 appels en absence en mode repeat, et un élégant "Va chier Connasse". L'élégance se fait rare chez l'homme contemporain.

Et à partir de là ça s'est enchaîné. Les petites merdes qui vous tombent sur la gueule mais qui cumulées vous font réfléchir sur ce que vous avez bien pu faire dans une ancienne vie pour mériter ça (torturer des petits animaux, être directrice d'un fan club de Justin Bieber - on appréciera l'anachronisme).
- Les murs se mettaient systématiquement sur mon chemin ;
- Le coca de mon Mac Do à emporter se renversait toujours dans le sac, inondant le reste de mon menu ;
- Un truc se collait toujours à mes ongles quand mon vernis n'était pas encore sec ;
- Ma TNT s'est mise à foirer et j'ai regardé la télé en mosaïque ; 
- Marcel Wondercat a gerbé sur mon lit pendant la nuit (réveil douloureux) ;
- Une araignée a tissé sa toile sur mon digicode. Je suis arachnophobe ;
- L'alcool ne me faisait plus aucun effet (et là je vous jure que c'est vrai).

De ce fait, j'ai rapidement repris la théorie de Stéphane Hessel "Indignez-vous" à mon compte, l'esprit citoyen en moins, en mode bonne française de base. La grosse râleuse bien chiante, jamais contente, toujours en train de se plaindre (c'est d'ailleurs ce que je suis en train de faire là tout de suite, je suis sur ma lancée). Le fait est que je suis vite devenue exécrable avec mes potes. Et j'ai atteint le summum du crescendo de l'apogée le jour où j'ai engueulé une copine le soir de son anniversaire, totalement gratuitement, juste pour vider MON sac à moi, qui n'était absolument pas le sien. Je ne me suis pas sentie mieux pour autant, et elle s'en est pris plein la tronche pour rien. Heureusement, j'ai de très bonnes amies. Pas rancunières pour un sou. Merci ma Minnie Mouse. Promis, j'arrête. Je préfère avoir le smile, c'est plus drôle quand même et puis après tout :
- bon je me suis toujours pris les murs, j'y peux rien, j'apprécie mal les distances ;
- le MacDo, ça fait grossir ;
- le vernis, y'a du dissolvant ;
- la TNT, il suffisait de la redémarrer ;
- Marcel continuera à me faire chier, mais...
- Je l'ai porté jusqu'au digicode et il a bouffé l'araignée ;
- Pour l'alcool, il va falloir que je creuse la question...

STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Les joies du marché, c'est qu'on se boit une petit verre en terrasse après les courses, et qu'on rencontre des potes de potes de potes. C'est ce qu'il s'est passé avec Julie, qui travaille dans la mode (ça vous étonne?) et qui a ouvert la boutique roubaisienne Luxe et Création. Vu le style de la miss, ça donne envie d'aller faire un tour, non ?


 

lundi 5 septembre 2011

Le blues de la rentrée (en collaboration avec Paulette magazine)


Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui est un jour un petit peu particulier, et je suis un petit peu méga fière car ce post dédié au "Blues de la rentrée" a été écrit pour le magazine Paulette, qui est pour moi une référence en matière de webzine féminin. Je vous engage plus que fortement à découvrir cet ovni sur la planète mags de meufs, l'impertinence et les bons plans sont de mise. Et si vous vous abonnez (pour le prix d'un menu maxi best of giant, on admirera mes références culinaires), et si les gens sont assez nombreux, ils (et donc moi) passeront au format papier... Beau pari non ?



STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Ce n'est pas parce que c'était la Braderie de Lille tout le week-end que je vous ai oubliés, bien au contraire ! Voici un des plus beaux street-looks à ce jour, j'ai nommé Nadège, 19 ans, rencontrée après d'intensives recherches (bon, ok, moi j'étais tranquillement en train de boire des verres et de manger des frites quand elle est passée). Mini Grace Jones au look hyper frais, je vous laisse juger !




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