jeudi 31 mars 2011

Va, vis et deviens vieux.

Bien le bonjour Mesdames (et Messieurs). Aujourd'hui, en l'honneur de l'anniversaire de MON BEST FRIEND FOR EVER, my first, my last, my everything, j'ai décidé de lui confier la direction de ce blog pour un post qui n'est d'ailleurs pas le premier (souvenez-vous... les Soldes suprêmes de Dindes, c'était lui !) Voici donc en guest, mon ami, ma muse, ma conscience, mon nègre : Mika The One. Applause.



- « On sort ce soir, Lili? »
- « Mmm... J'ai un peu la flemme, j'ai eu une longue semaine... »

Voilà. Deux phrases. De plus en plus récurrentes et représentatives de notre état d'esprit.

Depuis quelques semaines, Lili a posé un voile opaque sur cette triste réalité, elle jure ses Grands Dieux que nous faisons le Carême... Oui, oui, le Carême. Et elle est très sérieuse. « Un Carême à choix multiples, un CCM, tu vois ? On peut toujours manger mais on ne boit pas d'alcool et on ne sort pas... ».

Nous sommes vendredi soir, je demande, par réflexe. Je suis le chien de Pavlov habitué à des années de nuits blanches. Et pourtant, soyons francs: lorsque je demande à Lili si elle veut sortir, j'espère secrètement qu'elle refusera. En réalité, je n'envisage qu'une seule chose, une soirée DVD. Ce que Lili n'avouera jamais, je vais le faire: Nous sommes vieux.

Vieillir est insidieux. C'est uniquement par contraste que l'on peut s'en rendre compte. C'est ainsi que Lili et moi réalisons, petit à petit, que nos potes-de-soirées sont dorénavant nés après 1985 1990. « Mais ! La mort de Lady Di, tu t 'en souviens pas ?! » (oui, c'est un sujet de conversation récurrent lors de nos soirées. Et alors?). Il est 6h du matin, ils ont 20ans et, tandis que nous, les gens normaux, devons fuir les néons du fumoir comme on fuit une centrale nucléaire japonaise, eux, exhibent une peau parfaite et une résistance à l'alcool quasi ésotérique.

Dinh Van au poignet, coupe de champagne à la main et Slim unisexe sur les fesses, la génération Pokémon a le mérite d'être bien dans ses Repetto. Avec le clubbing comme religion, ils contrôlent parfaitement la vie en société. Et pas seulement sur Facebook. Branchés à bien des niveaux, les voici incollables sur tous les sujets. Insupportables, vous dis-je ! Bien sûr, ces jeunes 2.0 n'ont pas que des avantages : ils ont Justin Bieber.

Devenir une personne âgée n'est pas un handicap que le weekend. Il y quelques jours, dans un bar, une bande de lycéens discutent: "Attends mais elle l'a ban IRL?!"... Ok, reste calme, ça va aller... Je me rassure en me disant qu'au moins, ma génération a connu Parker Lewis et n'écrit pas «sa va» à tout bout de champ.

Je n'ai plus le choix, je vais devoir faire une chose contre-nature, en contradiction totale avec les règles établies depuis des milliers d'années, je vais demander à mon petit frère de m'éclairer un peu. À l'aise dans ses 18ans et dans son époque, il est pour moi un Champollion qui aurait eu un iPad en guise de pierre de Rosette. « C'est très simple, 'ban' comme banni et IRL= In Real life. En gros, elle l'a largué »... Stupéfait, j'en profite pour lui poser tout un tas d'autres questions :
- Et c'est quoi un troll ?
- Et pourquoi tu mets des dièses avant d'écrire certaines choses ?...
Sa patience est à la hauteur de sa connaissance. Cependant, il stoppe net le dialogue lorsque je lui demande si les « flux RSS » ont toujours des rapports avec la Russie actuelle.

Finalement, devons-nous les envier ? Je ne pense pas.
- Ils ont Spotify et Deezer, nous avions la B.O de Roméo + Juliette en K7.
- Ils ont The Kooples et Sandro, nous avions DDP et Waikiki. 

Mais après tout, nous avons Parker Lewis.


mercredi 9 mars 2011

Once upon a time...: Presse : On parle de moi, la la la !

Once upon a time...: Presse : On parle de moi, la la la !: "Visite déco n° 73"

Une soirée entre nanas : Messieurs, voici l'envers du décor... Accrochez-vous !

"Attention, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes."

Hier, c'était la journée de la femme. Bien, bien, bien. Quelques hommes sont arrivés au boulot les bras chargés de roses pour leurs collègues, j'ai vu passer sur facebook de jolis messages : "Bonne fête aux femmes", "Bonne journée Mesdames", et un de mes amis a même posté le clip de Julio Iglesias "Vous les femmes". Cependant, la plupart des statuts facebook étaient plus de cet ordre : "Les filles, vous allez prendre du retard sur la vaisselle et le ménage" ou "Chérie, je t'offre le resto ce soir mais vas-y toute seule, y'a foot".

Et bien Messieurs, sachez que si dans bien des domaines, la parité n'est pas encore atteinte (salaires, postes à responsabilités, corvées ménagères et j'en passe), il en est un où les femmes sont vos égales, voire vous surpassent... Levons le voile sur un grand tabou de la société actuelle : Les soirées entre nanas !

Non, les femmes, quand elles se réunissent entre elles, ne parlent pas chaussures, macramé et Ajax Vitres. Non, nous n'évoquons pas les premiers pas de nos enfants respectifs (Quand bien même ce serait le cas, je me sentirais légèrement distanciée par rapport à tout cela. Je pourrais éventuellement narrer les exploits acrobatiques de Marcel Wondercat, ce qui serait assez drôle en soi : "Lilas a fait son premier pas aujourd'hui !" "Et ben Marcel, lui, il sait rouler sur lui-même de la porte de ma chambre jusqu'à la table de chevet." Fin de la conversation.). Non, les femmes entre elles parle de CUL.

Une des nombreuses différences entre les hommes et les femmes, c'est que les femmes n'aiment pas la superficialité, le survol. Quand elles font les choses, elles le font bien ! Et bien quand elles parlent, c'est pareil. Avec minutie, voire même méticulosité. Et c'est en cela que les conversations entre gent masculine et féminine diffère.

Exemple d'une discussion-de-cul-masculine type :
"- Elle était trop bonne la meuf, je lui aurais bien pété le cul. Elle avait des seins de ouf, jte jure.
- Ah ouais, bien, bien. Moi je suis rentré avec la petite blonde, là. Je l'ai niquée toute la nuit, elle est partie ce matin, je peux te dire qu'elle avait le sourire."

Vous pourrez remarquer l'élégance des propos, la profondeur des métaphores, la finesse du style. Mais surtout, le point commun entre toutes les discussions-de-cul-masculines, c'est la mise en exergue du Mâle.

Chez la femme, c'est totalement différent. Le discours des hommes est factuel, global. La gonzesse au contraire, détaille, cisèle, sans concession aucune bien sûr. Tout est passé en revue.
=> Physique du monsieur avec, en sous catégories :
- Morphologie globale (musculature, bogossitude, charme, etc.)
- Morphologie "particulière" (taille, largeur, circoncision, capacité à se mettre au garde-à-vous)
=> Performances au lit : parfois même, les dames appliqueront des coefficients en fonction de l'importance des critères d'analyse, que sont :
- Endurance
- Don de soi
- Passion
- Imagination
=> Comportement post-coïtal : l'homme s'endort et ronfle comme une bûche / l'homme se casse dans la cuisine se faire à manger / l'homme se casse chez lui (en cas de couple non-établi). Car l'homme peut s'avérer être un goujat fini. Certes, parfois, il est d'un romantisme à couper le souffle, caresse les cheveux de sa dulcinée en lui murmurant des mots tendres à l'oreille jusqu'à ce qu'elle s'assoupisse, comblée... Mais une fois n'est pas coutume...

Laissez-moi vous narrer cette anecdote véridique qu'une de mes amies m'a rapportée... Rentrée en bonne compagnie dans son home sweet home et chaude comme la braise, elle a arraché la chemise de son amoureux d'un soir dans un élan passionné. La nuit fut torride, les voisins s'en souviendront longtemps... mais elle aussi, lorsqu'elle reçut le lendemain un RIB de son prince charmant, lui réclamant la somme de 120 euros correspondant au prix de ladite chemise. Ahhhhhh, la muflerie masculine....

Et bien rien que pour cela, mesdames, continuons à analyser les garçons sous toutes les coutures, nos mamans ont brûlé leurs soutien-gorges pour plus d'égalité, nous leur devons bien ça !

Ce post est dédié à l'homme à la moustache... en toute amitié bien sûr




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