dimanche 30 janvier 2011

Once upon a time...: Tout ce que j'aime !

Once upon a time...: Tout ce que j'aime !: "J'avais envie de vous faire partager un petit éventail de mes petites adresses fétiches ainsi que mes objets coups de coeur, s'agissant de m..."

jeudi 27 janvier 2011

"Veuillez patienter, nous allons traiter votre demande" ou l'enfer des hotlines

Récemment, j'ai eu un bug avec ma connexion WIFI et j'ai donc effectué toutes les manipulations possibles et imaginables qu'une nana peu au fait des choses d'internet connaisse, se résumant à :
- Eteindre puis rallumer mon PC,
- Le caresser et lui promettre une nouvelle souris,
- Lui dire des mots doux : "Tu sais que je t'aime, toi, tu veux bien être gentil avec moi, je ne t'éteindrai plus jamais à la sauvage en enlevant ta batterie",
- L'insulter :" Tu vas arrêter de bugger ouais, sinon j'te jure tu vas finir désossé et ton clavier, j'men fais un Scrabble".

L'échec fut cuisant, et j'ai dû me résoudre à contacter la hotline de mon fournisseur d'accès. Les étapes de ce parcours du combattant furent les suivantes.

1) LA PRISE DE CONTACT :"Identifiez-vous en tapant votre numéro de téléphone". Je m'exécute. "Vous n'êtes pas identifié en tant que client Bouygues Télécom". Euh...Si. "Veuillez recommencer". Idem. Idem. Idem. Au bout de trois fois, la gentille voix de film porno m'a aimablement raccroché au nez.

2)LE PIANOTAGE. Après avoir rappelé, et une fois identifiée (enfin), j'en ai eu pour 5 bonnes minutes de "tapez 1", "tapez 3", "tapez étoile pour confirmer votre choix". La dame a finalement compris que j'avais un problème de connexion WIFI et que je voulais juste parler à quelqu'un, et m'a alors dit de sa voix suavement pré-enregistrée : "Vous allez être mis en relation avec un technicien. Votre temps d'attente est estimé à 8 minutes".

J'ai alors doucement mais sûrement commencé à perdre patience. Ce que les call-centers n'ont pas bien compris, c'est que les gens qui (tentent) de les joindre sont en règle générale passablement énervés par le problème qui est justement l'objet de leur appel. Alors ma question est simple : POURQUOI S'EMPLOYER A FAIRE SORTIR DE SES GONDS UN INDIVIDU QUI EST DEJA BIEN, BIEN A CRAN ???

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3) LA LIBERATION ? : Au bout de 11 minutes, une vrai voix d'une vraie personne humaine m'a dit "Allo ?". J'ai alors exposé mon problème de vive voix, le monsieur m'a écouté, et a répété ce que je lui avais dit mot pour mot. Je me suis alors dit : "Mais il a tout compris ce monsieur très gentil avec une vraie voix qui parle ! Il est fabuleux, je l'aime !". Et là, le gentil monsieur qui parle a tout gâché en me disant : "J'ai bien compris votre demande, je vais vous mettre en relation avec un technicien". LA TRAHISON ! Inutile de vous dire qu'au delà de mon état d'énervement ayant atteint les sommets de l'Himalaya, je me suis sentie dupée, trompée, en quasi-adultère par ce félon qui copulait avec "LA VOIX" (et non, je n'exagère pas du tout).

4) LA LIBERATION : Enfin, le technicien a pris les choses en main, après 10 nouvelles minutes d'attente. J'aurais vraiment, vraiment aimé être sympa avec lui. Je vous jure, j'ai essayé. Au début ça se passait bien. Et puis quand il m'a successivement demandé :
- Si j'avais déjà changé "les pilotes" de mon PC,
- Sous quelle version de Windows j'étais,
- Et si j'avais déjà essayé de changer les canaux de lecture de mon WIFI,
je me suis clairement dit qu'il se foutait de ma gueule. La logique est pourtant simple : Si j'appelle une hotline, c'est que je suis une quiche en informatique, et si je suis une quiche en informatique, je suis bien évidemment incapable de répondre à ses questions. JE NE SUIS PAS UNE GEEK !

Bon, il a finalement résolu mon problème (Pour votre information, c'était un problème de dénomination de clé WIFI et de canaux. Mais évidemment ! J'aurais dû m'en douter !). Mais j'ai tout de même cru un instant que j'allais y perdre ma santé mentale.

Je pense très sincèrement que les call-centers, quels qu'ils soient, sont une cause réelle de pétage de plombs. Mais quand je vous parle de pétage de plomb, ce n'est pas le petit soupir : "Oh là là, ils abusent, c'est quand même un petit peu longuet". Non, non. Moi je vous parle du VRAI pétage de plomb, en mode hystérique : "Mais putain de merde ils vont décrocher quand ces cons, ils se foutent de ma gueule ou quoi, je vais les défoncer, la vie de Maman, je vais les POURRIR !!!!".

Attention, ceci est mon expérience personnelle, je ne voudrais en aucun cas faire de généralité, vous avez peut-être un sang-froid à toute épreuve. Le cas échéant, donnez-moi la recette, car je ne suis pas à l'abri de devoir recontacter un jour prochain une de ces p****n de hotlines. Merci d'avance !

mardi 25 janvier 2011

Fuck me I'm famous : Ma soirée en VIP

Samedi soir, j'avais décidé de me faire une soirée off. J'étais donc tranquillement installée dans mon lit en train de regarder Grey's Anatomy en replay, avec mes Petits écoliers et mon thé vert, lorsque j'ai reçu un texto, puis deux, puis trois, de potes de Paris que je n'avais pas vus depuis longtemps. Je me suis d'abord dit : "Pas moyen, j'suis trop bien, y'a une intrigue de ouf, je bouge pas", puis : "Ca fait longtemps que je ne les ai pas vus, quand même", et enfin : "Bon ok, c'est du replay, je peux me les mater demain, et ils sont juste à côté, je passe juste 5 minutes". Grande, grande volonté, ainsi que vous pourrez le remarquer.

Me voilà donc remaquillée, resapée, reparfumée, trottinant gaiement à l'idée de faire un petit coucou à mes amis de la capitale. Aucun intérêt à se pomponner ainsi pour un passage éclair, me direz-vous ? Détrompez-vous ! Car dès mon arrivée, ils m'ont baillonnée, passé les menottes, mise de force dans la voiture, direction le club en vogue du moment, malgré mes hurlements, menaces de sauter en marche, etc. Certes, si vous les interrogez, ils vous diront que la réalité est toute autre... Eux : "On sort ?" Moi : "Graaaaave", voire même... Moi : "Allez, les mecs, on sooooort !" Eux : "Pourquoi pas". Ne les croyez pas. Mes amis sont mythomanes (mais très gentils quand même).

Par chance, mes amis parisiens ont un grand réseau de connaissances et Best friends for ever à Lille, ce qui nous a permis de passer une soirée en tant que "Very Important Persons". Le statut de VIP procure des avantages non négligeables. A mon sens, le plus gros privilège est celui de ne pas faire la queue pendant une heure à se geler les miches. Certes, on se fait une centaine d'ennemis, mais je suis prête à prendre le risque. Je m'évite ainsi pneumonie, bronchite ou autre rhume. Ne dit-on pas "Bonne année, bonne santé"?

Le reste est pour le moins original. Une fois dans le carré VIP, mes amis m'ont présenté à des tas de gens : "Je te présente Lili". On se fait la bise, on se complimente : "J'adore ton headband!" "Euh... j'adore tes... yeux ! (j'étais prise de court, je me chauffais, ensuite les compliments ont été plus adaptés)". J'ai appris par la suite que mes amis n'avaient pas la moindre idée de qui étaient tous ces gens qu'ils me présentaient.

Le carré VIP est une grande famille. Nous sommes entre nous. J'ai été invitée à deux crémaillères, un anniversaire et trois vernissages. Je n'ai pas la moindre idée de l'identité des organisateurs, mais sur le moment, nous étions tous les meilleurs amis du monde. Chacun d'entre nous se serait jeté sous les roues d'un bus pour sauver un des autres.

Les discussions étaient axées sur le partage et l'échange : "je t'offre un verre sur mon magnum, parce que tu es mon meilleur ami depuis 20 minutes. Peux-tu juste me dire ton prénom ?" "Oh, tu es tellement authentique et tes valeurs sont si vraies, alors moi aussi, je vais t'offrir un verre de mon jéroboam (meilleurs amis, mais compétition sous-jacente quand même quant à la taille de la bouteille, et donc de la fortune)".

Mais je dois vous avouer que les inconvénients existent tout de même lorsqu'on est un VIP. Ainsi, les toilettes sont à l'autre bout du club et ma vessie étant très petite, j'ai passé à peu près le quart de ma soirée à faire des allers-retours marathons. Et en plus, quand je regardais les gens qui dansaient dans la salle, ils avaient quand même l'air de s'amuser beaucoup, beaucoup plus que moi...

vendredi 21 janvier 2011

LE PRINTEMPS : Soldes Suprêmes (de dindes)


Nous avons toutes vécu cette première journée de soldes, mêlée d'excitation, de stress, et de souffrance morale (et physique parfois, si l'on en vient aux mains) lorsque la pièce convoitée nous est passée sous le nez. Mais vous êtes vous déjà demandée le calvaire que pouvait être cette journée pour un vendeur? J'ai donc pris l'initiative de laisser "la plume" à un vendeur du Printemps, qui nous livre ses impressions heure par heure ! Je vous invite à passer de l'autre côté du miroir...

"M'sieur, c'est quand la troisième démarque?". Mercredi matin, il est 8h04. Aucun doute, c'est le premier jour des soldes au Printemps et, ça tombe mal, j'y travaille.

Quelques minutes avant l'ouverture, chaque vendeur reçoit un brief' doctrinal, du café et des croissants. J'entame donc la journée avec le sourire en prenant bien soin de ne pas remarquer la foule de fashionistas agglutinée aux vitres fraîchement lavées du grand magasin.

8h00: Le temple dédié à la déesse Consommation ouvre ses portes; un flot, un torrent, que dis-je, un center parc hystérique s'y déverse. A cet instant, je pense, envieux, à Moise, sauvé des eaux.

La fashion-victim se parfume et aime que cela se sache. A l'instar de certains animaux sauvages, il doit s'agir d'une technique d'autodéfense. En effet, même si plusieurs mètres me séparent toujours de cette horde assoiffée de rabais, me voilà complètement shooté.

Je tente de me reprendre, trop tard, je suis fini: Quatre harpies m'encerclent déjà : "Où est le stand Burberry?" "Avec la carte Printemps on a quoi de plus?" "Les toilettes s'il vous plait?" "Et l'escalator? Il est mal foutu ce magasin!"... Alors que j'essaie de ne pas perdre pied en me raccrochant aux couleurs du carré Hermès de l'une d'entre elles, mes agresseurs prennent la fuite. Je n'ai pas répondu suffisamment vite. En ce sacro-saint premier jour de soldes, la modeuse pratiquante n'a qu'un dogme: «NE PAS PERDRE DE TEMPS»

Midi: Pause déjeuner? Ah, non.

16h00: Pause déjeuner. Il ne faut pas s'alourdir. Une salade, pas de Big Mac, non! Les conversations vont bon train autour de moi "40% chez Sandro?! Arrête! J'y cours!" Quel dépaysement. Par fierté, j'ai gardé mon badge. Aujourd'hui, il me rend plus respectable que celui d'un chirurgien.

16h30: "Ca fait vingt minutes que je vous attends! C'est inadmissible! Vous auriez pu prévoir un sandwich dans une réserve!" (respire, respire...)

19h30: «Bon, okay, c'est le premier jour donc la troisième démarque ne commence pas tout de suite, j'ai bien compris. Mais, du coup, vous pourriez peut-être me faire -70% sur tout ce que j'ai pris, non?". C'est là , à cet instant précis, que le conseiller de vente perd définitivement son flegme (aussi ancré et/ou britannique soit-il). Lorsqu'il comprend, enfin, qu'il vient de signer pour quatre semaines d'un long safari durant lequel la bête à abattre, c'est lui.

20h00: La Voix Divine: «Voootre attention s'il vous plait, il est 20h, nous informons notre clientèle que le magasin ferme ses portes. Nous vous souhaitons, ainsi qu'à l'ensemble du personnel, une excellente soirée et nous vous donnons rendez-vous demain, dès 9h30. Bonsoir.» Encore quinze clientes en caisse. No comment.





jeudi 20 janvier 2011

Rendez-vous en terre inconnue : Mon immersion dans le monde du TUNING !!!

Ne vous êtes vous jamais retrouvée un dimanche après-midi à vous creuser la tête pour trouver une idée de sortie inédite, différente des classiques ciné / expo / bar ?

Sauf que moi, j'ai un avantage sur la grande majorité des françaises : je vis dans le Noooord. Région culturellement à la pointe (si, si !), mais tristement renommée pour ses baraques à frites, ses indigènes à l'accent un poil inélégant et la plus grande proportion de participants à "Confessions Intimes".

Mais ce n'est pas tout ! Non madame ! Sachez que nous avons aussi le plus grand nombre de clubs de tuning (j'habite à la frontière belge), ce qui m'a permis de m'exiler le temps d'un dimanche avec mes amies dans le monde merveilleux de la baffle surdimensionnée, du becquet et de la jante alu.

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Bon, soyons honnêtes. A l'origine, nous nous sommes rendues à ce "meeting tuning" dans le but avoué de nous moquer un petit peu. Je sais, c'est mal et j'irai en enfer. En arrivant, nous avons été propulsées d'entrée de jeu dans la caricature : il y avait une compèt' du plus gros son, le but du jeu étant de faire sauter le plus haut possible des capuchons de paquets de Pringles posés sur les baffles, tout ça grâce aux vibrations de la musique (hardcore, la musique).

Puis nous nous sommes baladées comme au salon de l'auto pour découvrir les "ambiances" des voitures : thème gothique pour certaines, avec ici un glaive sous verre éclairé par des loupiottes dans le coffre, là des mygales en plastiques scotchées dans tout l'habitacle, thème Ulysse 31 pour une autre, peinture paillettée et vaisseaux spatiaux à foison. Bien évidemment, tous les véhicules sont équipés de PS3 à l'arrière (c'est un minimum), et de jeunes femmes court vêtues, très décolletées et très très maquillées à l'avant.

Un des compétiteurs (parce qu'il y avait une élection de la plus belle voiture, j'ai omis de vous dire) s'est pris d'affection pour moi (celui de la voiture Ulysse 31, pour vous situer). Il m'a montré son book, posant à côté de sa SEAT et me détaillant toutes les transformations. Je lui ai conseillé de se rendre au salon du tuning de Paris, mais il m'a rétorqué : "bah on aimerait bien, mais on peut pas parce qu'avec les baffles dans le coffre, on n'a plus de place pour mettre les valises". Ce très gentil monsieur m'expliquait que les gens le regardait souvent avec attention quand il était au volant de sa voiture, et qu'il était conscient de la jalousie qu'il provoquait, notamment chez les possesseurs de voitures de luxe, car ils avaient mis beaucoup d'argent dans une voiture, mais qu'ils n'auraient jamais la sienne, "car elle était absolument unique".

Je me suis alors rendue compte qu'on ne pouvait pas se permettre de juger la valeur de telle ou telle passion. J'ai voté pour ce gentil monsieur à l'issue de notre conversation, et j'étais bien contente de voir son sourire quand il a gagné le "prix de la plus belle trappe à essence".

mercredi 19 janvier 2011

Ma déclaration conjuguée à l'Imparfaite

Après avoir posté le family portrait consacré à mes potes, les réactions de ces derniers furent unanymes et lapidaires : "il manque Slyve". Slyve, c'est Sylvie, alias ma Môman. Ma mère est un personnage. Elle a beaucoup de tous petits défauts qui la rendent accessible, touchante, et proche des gens. C'est son imperfection qui la magnifie.

Elle a ouvert quand j'avais 12 ans un dépôt-vente de fringues haut-de-gamme, dans lequel les clientes se rendent plus pour "la patronne" comme elles l'appellent, que pour les vêtements. Maman connaît toute leur vie, et inversement. Quant à moi, j'adore aller lui filer un coup de main parce que d'une part, je n'ai pas vraiment l'impression de travailler mais de jouer à la marchande avec des copines et d'autre part, parce que je repars toujours avec quelque chose. Dernier exemple en date ? Hier, j'ai remplacé la matriarche et j'en ai profité pour faire mes emplettes (une très jolie pochette Céline vintage). Maman est contente quand je viens l'aider parce qu'on papote, qu'elle peut téléphoner à ses copines pendant que je bosse, et que les clientes disent toutes "C'est votre fille, Sylvie? Vous vous ressemblez tellement!" . Pour de vrai, je ressemble comme deux gouttes d'eau à mon père, et quand quelqu'un a le malheur d'en faire la réflexion devant ma mère (qui est folle amoureuse de mon papa, après 34 ans de mariage, je trouve ça assez joli pour le mentionner), cette dernière, un peu énervée "parce que c'est quand même moi qui ait souffert pour te mettre au monde, merde, c'est pas ton père qui s'est tapé tout le boulot", rétorque laconiquement "Vous trouvez ? Pauvre enfant...".

Mes amis s'entendent très très bien avec Maman. Parce qu'elle les fait beaucoup rire. Elle sait très bien faire la fausse ingénue, et a un sens de l'humour décapant. Ainsi, ma mère fait énormément de lapsus. A l'époque où tout le monde parlait du néo-féminisme, elle a ainsi placé dans une conversation :"Les chiennes de garde ont été remplacées par Ni putes ni salopes"... De même elle confondra le poppers et le pampers. Je me souviendrai toujours d'un de mes anniversaires, où elle voulait dire à un ami que mon Papa avait changé d'avis, et qu'au lieu de retourner sa veste, il avait "viré sa cutie". Mon ami, dont c'était la première rencontre avec ma mère, fut pour le moins étonné des moeurs de mes parents... Enfin, elle nous narre à chaque réunion de famille son expérience de vendeuse chez un concessionnaire automobile de luxe, et sa volonté de montrer au client potentiel qu'elle maitrisait le vocabulaire idoine, ce qui fut également la raison de la fin prématurée de sa carrière dans le métier : " notre technicien vient juste de sodomiser (cimoniser) la voiture, regardez comme elle brille".

Autre caractéristique que je ne peux passer sous silence : Ma mère et la haute technologie. Maman a fait l'impasse sur la Game Boy, autrement dit la machine à carte bleue dans son commerce jusqu'à il y a à peu près deux ans, prétextant les frais bancaires et plusieurs autres excuses, mais en réalité, tout appareil électronique autre que la télé et la radio lui fait peur. Elle a finalement dû s'y résoudre, mais nous avons été obligés de nous y mettre à plusieurs pour la faire fléchir. De même, j'ai entrepris de l'initier au world wide web il y a peu. C'est probablement la tâche la plus difficile qu'il m'ait été donné de réaliser après mon concours d'entrée à l'école d'avocats (que j'ai foiré). Ainsi, quand je lui dis, "avec ta souris, tu montes jusqu'à la barre d'outils", maman lève sa souris. Physiquement. C'est-à-dire qu'elle prend la souris, et qu'elle la soulève du tapis. Autre exemple : récemment, ma mère m'a donné l'adresse email d'un contact pour piger dans un magazine. L'arobase était une jolie clef de sol.

Cependant, je persiste à dire qu'il s'agit de mauvaise volonté de sa part. Car elle est tout de même parvenue à installer comme une grande, sans l'aide de personne, l'application "Secret Story" sur son téléphone (à l'époque, elle était fan de Secret Story, allez comprendre... Elle me téléphonait pour m'informer des derniers coups de théâtre dans la maison, même si perso, je ne savais pas qui était Benoît, ou Senna, ou Amélie).

Last but not least... Maman et la cuisine. Maman n'a pas été élevée dans une grande tradition culinaire, ma grand-mère ne savait pas faire cuire les pâtes. Je t'accorde donc, Mam, de grandes circonstances atténuantes. Mais je dois avouer que j'ai connu toute ma jeunesse les raviolis en boîte, que lorsque nous faisions des gâteaux pour accueillir mon Papa qui rentrait de déplacement, il s'agissait de flans Alsa, et qu'encore aujourd'hui, quand je dîne chez les parents, la purée Mousseline est légion ("mais attention ! C'est de la purée Mousseline A L'ANCIENNE ma fille !"). Maman me fait rire. Quand je lui explique vite fait comment faire une tarte ou une quiche, elle me rappelle 5 ou 6 fois pour être certaine de ne pas se planter. La cuisine l'angoisse. Alors la fierté de réussir une tarte aux courgettes et chèvre est telle que Mam va refaire cette dernière à mon père pendant 3 semaines, voire un mois.

Cela étant Mamoune, je me réjouis de venir déjeuner demain pour ta fameuse knacki-purée, et je t'embrasse fort. Ta Grande.

mardi 18 janvier 2011

Seules face à nos phobies (si seules)


Il y a environ deux semaines, le voisin de ma pote Milou a été victime d'un home-jacking. Tout un chacun aurait été légitimement perturbé par cette affaire. Mais voilà. Milou est une flippette. Elle a été littéralement traumatisée par ce fait divers, a pris ses cliques et ses claques et s'en est allée squatter le canapé du salon d'un ami. Je l'ai appelée il y a deux jours, elle me disait s'habituer à sa nouvelle coloc, mais trouvait que l'ami en question abusait un peu de recevoir ses potes dans sa nouvelle chambre...

Cette peur irrationnelle de l'agression n'est pas nouvelle chez Milou. Un soir, vers minuit, j'ai reçu un coup de fil de sa part. Après m'avoir demandé comment j'allais, elle me propose de passer, juste comme ça. Intriguée (les visites de courtoisie à minuit sont plutôt rares en général), je me décide à me rendre chez elle. En réalité, Milou était en pleine panique, l'oeil hagard, parce qu'un inconnu marchant derrière elle (Milou habite un quartier relativement fréquenté, même le soir), "la suivait dans le but de la violer, la torturer puis l'achever dans un coin sombre". Le summum de cette scène surréaliste fut lorsque j'ai découvert à côté de son lit un couteau qu'elle avait posé là en dernier recours, s'apparentant plus au couteau à beurre qu'à la machette. Je suis donc allée chercher mon pyjama et ma brosse à dents (nous sommes voisines, elle et moi), et elle a enfin pu trouver le sommeil. Je suis habituée à ces saynettes, elles me font sourire. Quand nous nous séparons en rentrant de soirée pour rentrer chacune chez nous, parfois, elle court me rejoindre en criant : "Au fait, Lili, j'ai oublié de te dire..." , et arrivée à ma hauteur, baissant d'un ton : "en fait j'ai rien à te dire, mais y'à un mec chelou dans ma rue". "Et il a quoi de chelou?" "Bah il bouge pas". "Ah oui, bah forcément, si il bouge pas..."

Je comprends Milou, car pour ma part, je suis une pure arachnophobe. Ce n'est pas un home-jacking qui m'a fait fuir de chez moi mais une araignée, vous savez, de celles avec les gros corps et les grosses pattes. J'ai pris la voiture et me me suis réfugiée chez mes parents, à 30 kms de là. Le lendemain, elle n'était plus là et j'ai passé 3 nuits sans dormir. Une autre fois, j'en ai découvert une autre encore plus velue, plus mesquine, s'apparentant à un crabe de par sa taille. Elle me fixait sournoisement de tous ses yeux l'air de dire : "je vais te faire vivre un enfer". J'ai fui aussi vite que possible et suis allée chercher un serveur du resto d'à côté, que j'ai sûrement ému, ou qui m'a prise en pitié, et qui est venu écraser la bête. Des araignées squattent dans ma cour et ont tissé des toiles gigantesques dans les massifs de fleurs. On se croirait en Amazonie. Pour maîtriser ma peur, j'ai décider de leur donner des prénoms. Il y avait Aglaé et Charlotte, notamment. Mais cela n'a pas du tout fonctionné. Mes voisins m'entendaient hurler "MANMANNNNNNNN!!!!!" à chaque fois que je sortais de chez moi. Et finalement j'ai trouvé la solution. Marcel Wonder-Cat, mon chat bien-aimé, adore manger les araignées. C'est cruel, mais c'est la loi de la nature. On dit que la nature est bien faite, laissez moi vous dire que je suis bien d'accord !

mardi 11 janvier 2011

Les sites pornos pour aveugles, les hémipénis, et autres incongruités sexuelles



Dans l'actualité en ce moment, j'ai découvert qu'une association américaine avait décidé de mettre en ligne des séquences de sites pornos doublées par des bénévoles à l'attention des personnes non voyantes.
"Pourquoi les non-voyants n'auraient-ils pas droit au X ?" vous insurgerez-vous. En théorie, je suis bien d'accord. Mais je me suis alors imaginée, telle une petite souris, dans la chambre d'un de ces messieurs (ou dames), et je me suis fait la réflexion que cela ne devait tout de même pas avoir le même rendu... D'autant que le "commentateur" débute par décrire toutes les bannières pubs présente sur la page... Entrée en matière alléchante n'est-il pas ? Mettez vous en situation juste un instant : "Ce soir pour vous, Katsuni dans "La soubrette chez les bucherons". Nous pouvons voir en haut de la page une bannière pour la soupe en sachet Knorr, nouvelle variété de soupe, et un castor animé avec une salopette orange qui boit sa soupe en souriant". L'envie doit redescendre illico, non ? Par ailleurs, comment caler les descriptions sans couvrir les dialogues - sans doute de haute volée-, bruitages et autres gémissements ?
J'ai beau retourner la question dans tous les sens, je me dis que le porno, définitivement, est à voir...

Autre sujet. J'ai découvert que les reptiles ainsi que les requins avait deux pénis. Je me suis alors demandée (ne vous demandez surtout pas par quel cheminement j'en suis arrivée là), ce que cela donnerait au quotidien si c'était également le cas pour les hommes. De prime abord, aucun. Mais si l'on y regarde à deux fois...
- Disparu, le trop fameux problème de la panne sexuelle ! "Chérie, je ne sais pas ce qui se passe, je dois être fatigué..." "Ce n'est pas grave amour, on va prendre l'autre !"
- Le problème du complexe du petit zizi sera forcément résolu. On ne peut décemment avoir deux petits zizis. Ou alors, c'est vraiment, vraiment, que le jeune homme n'a pas de chance...
- Bien évidemment, on dit souvent que les hommes pensent beaucoup avec leur b..e. (Légende urbaine ? Fait avéré ? J'ai un avis mais je ne voudrais pas vous influencer, je vous laisse forger votre propre opinion sur les hommes, ces créatures mystérieuses prêtes à tout pour tirer un coup). Alors avec DEUX B...S ? Vous imaginez un peu ? Leur cerveau serait envahi de fesses, seins, actes copulatoires potentiels, fellations espérées, vagins à conquérir !!!
Non, définitivement, laissons les hémipénis aux requins et aux reptiles, et louons la panne sexuelle et le petit zizi!

Enfin, j'ai par hasard découvert qu'il existait une pratique thérapeutique à l'attention des femmes appelée la "Cunnisiologie". M'imaginant de prime abord qu'il s'agissait d'entretien psys pour les nanas n'ayant jamais atteint l'orgasme, je me suis dit, bon, rien de neuf. Sauf que... Sauf que non ! Ici, c'est par la pratique, autrement dit, par l'acte sexuel, que le "thérapeute" va dévérouiller les serrures psychologiques permettant à la gent féminine d'atteindre le nirvana ! NB : Toutes les séances sont gratuites (manquerait plus qu'en plus, il se fasse payer !!!). A bon entendeur...

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samedi 8 janvier 2011

Once upon a time...: Family Portrait : Les Potes !!!

Once upon a time...: Family Portrait : Les Potes !!!: "MIKA Ze One. Mika est vendeur dans un corner de fringues d'une marque américaine imprononçable, qui a pour cible les minettes qui vont dan..."

Comment j'ai sué sang et eau pour être intégrée dans mon club de sport

Avec Magathe, nous avons décidé de reprendre le sport. Bon, pour nous, le sport, c'était un peu à la roots, tranquille quoi. Mais attention, on était tout de même ultra motivées. On s'imaginait un petit peu Véronique et Davina sous pétard, comme ça...



Nous nous sommes donc inscrites dans un club de sport, et nous vlà toutes les deux sur notre step. La prof arrive, comme dans les films américains, caleçon lycra fluo et justaucorps string par dessus, elle met un micro comme les pilotes d'avion, elle appuie sur un bouton et... c'est l'apocalypse. On se serait crues dans une rave. La musique, c'était de la techno hardcore trance version thunderdome volume 4, et il y avait des stromboscopes partout ! Quelle ne fut pas notre surprise ! "Euh, excusez-moi, on est bien au step débutants là ?" "Ouais ouais !!". Bon. Bah y'a plus qu'à se lancer alors...

Et c'est pile à ce moment là qu'on s'est aperçues que les autres filles ne vivaient QUE pour leur séance de sport. Aujourd'hui encore, je me demande si elles n'ont pas un dortoir dans une salle attenante, et si leur tenue ne sont pas greffée à leur corps. A chaque fois que la prof demandait "on continue ?" ou "vous êtes fatiguées ?", c'était un hurlement collégial et des applaudissements à tout rompre comme dans un concert de Lady Gaga. Mais ce qui nous a vraiment mis la puce à l'oreille, c'est que la prof appelait telle ou telle fille par son prénom au cours de la séance : "Ah, Cynthia, je t'ai pas vue hier !", ou "Jess, bien ton step teutch".

Alors Magathe et moi, au début, ça nous a amusées, mais après plusieurs séances, ça a commencé à plutôt nous mettre sérieusement les nerfs que Lydie (la prof de step) ne nous appelle pas par nos prénoms, nous, d'autant qu'on commençait à sérieusement les maîtriser, les pas. Alors on a élaboré une technique pour se faire repérer. Moi j'ai acheté un jogging rose fushia et je me mettais pile dans son angle de vision, pour être sûre qu'elle me repère bien. De toute façon, à moins d'être aveugle, elle ne pouvait pas faire autrement, j'étais la seule à ne pas avoir de bas noir. Et Magathe, elle allait lui poser des questions à la fin du cours : "Est-ce que mes baskets sont bien adaptées à la pratique du step ?" ou " Quel type de baskets me conseilleriez-vous, parce que j'ai vraiment mal au pied droit à la fin de la séance...". On sentait qu'on commençait à enfin se faire repérer par Lydie, au bout de 2, 3 mois, facile. Et un jour, on est venues avec une troisième copine (Milou, je ne citerai pas ton nom afin de préserver ta dignité).

Il lui aura fallu une séance de step. Une seule. Pour devenir copine ad vitam aeternam avec la prof alors que nous on galérait depuis plusieurs mois. Comment ? C'est très simple. Elle a (délibérément ou pas, nous ne le saurons jamais) loupé le step et embrassé le sol après avoir fait un magnifique soleil, interrompant par la même occasion la séance, la rave party, les stromboscopes et tout le toutim, et faisant intervenir les secours.

Bien plus tard, elle m'avouera que les sportifs de la séance suivante étant en avance et suivant notre cours derrière la vitre, elle avait décidé de "tout donner" et qu'emportée par son élan, elle avait loupé le step. Milou n'a plus jamais fait de sport avec nous.

vendredi 7 janvier 2011

Etude anthropologique : Lili au supermarché

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Contrairement à la majorité des gens, j'adoooore aller au supermarché. Mais en règle générale, je bloque plusieurs heures, même si à la base je n'ai besoin que d'un paquet de pâtes et de 2 litres de coca-light. C'est l'occasion de découvrir comment les gens vivent. Le supermarché en hiver, c'est comme les terrasses l'été. C'est LA biodiversité par excellence.
D'abord, il faut choisir le lieu. Les gens ne seront pas les mêmes selon si vous allez chez Carrouf' (le vrai Hyper, là vous êtes certain de trouver de tout, de la mère de famille nombreuse classe moyenne au RMIste en passant par l'étudiant fils à papa) ou chez Monop', supermarché Bobo par excellence, où l'on se retrouve entre gens de la bonne société, où l'on mange bio, et où l'on achète du vinaigre au champagne et de l'huile d'olive directement importée de Sicile et garantie pressée à l'ancienne sous les aisselles par des mafieux repentis.
Chez Monop', les clientes sont maquillées comme pour sortir, même à 19 heures, après une journée de boulot dans les pattes, leur visage ne brille pas, leur rouge à lèvres ne file pas, et leur brush est impeccable. Elles font bien entendu leurs courses avec des talons de 12, et sont toutes très grandes. En fait, elles sont toutes comme ça...


Elles achètent des légumes. Du poisson. Aucun plat surgelé, Doux Jésus, quel blasphème ! Chez Monop', vous ne trouverez pas de marque de distributeur, ou presque. "Comment, vous dites ? C'est moins cher ? Mais l'argent, c'est un concept si vulgaire... Vous permettez, je dois encore acheter des mangues et du safran..."

Je suis allée à Monop' hier avec un pote. J'ai acheté comme prévu mon coca-light et mes pâtes. Je me sentais légèrement mal à l'aise, pas maquillée, le cheveu sale, en mode femme d'intérieur (baskets, legging, sweet capuche).


Subitement, au rayon "beauté, soin du corps", où nous étions tranquillement en train de renifler les différents parfums des gels douches (argan, voile de soie, régénéréscence de figue, etc.) à côté d'une trentenaire parfaite en tous points, mon ami m'a tranquillement dit, avec sa voix de ténor : "Dis moi, chérie, faudrait penser à racheter du lubrifiant, parce qu'on a tout donné cette semaine, tu sais dans quel rayon c'est ?". La demoiselle parfaite s'est alors étranglée et a quitté le rayon aussi vite que ses talons pouvaient la faire courir.
Et c'est là que j'ai vu que les clients de Monop' ont beau être beaux, jeunes même à 60 ans (merci l'acide hyaluronique), riches et ne manger que des trucs bons pour la santé, jamais ils n'auraient le sens de l'autodérision nécessaire pour être pleinement épanouis et pour pouvoir aller faire leurs courses en total look Britney Spears.

Les innombrables avantages de la rupture (listing non exhaustif)

Il est inévitable après une rupture unilatérale non initiée, autrement dit UN BON GROS LOURDAGE, de vivre ce que l'on appelle la "période de deuil".
Durant cette période, la femme vivra en ermite retranchée dans son appartement, passera le plus clair de son temps dans son lit, assise par terre contre son radiateur (rupture hivernale), ou dans son bain pendant des heures, à refaire couler de l'eau chaude tous les quarts-d'heure au risque de faire exploser sa facture d'électricité.
Elle écoutera une playlist spécialement confectionnée à cet effet, intitulée "Mon amour perdu", à base de Francis Cabrel, de Marc Lavoine, de Lilly Wood & the Prick et de Cat Power.



Elle se fera livrer tous ses repas, et ne sortira de chez elle que poussée par son addiction à la nicotine, pour aller chercher ses clopes, en jogging-pyjama.

Et un beau jour, elle entrera dans la phase d'acceptation, et se mettra un bon coup de pied au cul. Elle se dira que ça suffit. En ce qui me concerne, la phase de deuil a duré une semaine, au cours de laquelle j'ai pris deux kilos (evidemment, un speed burger Menu Las Vegas grande frite / jour, ca impacte forcément...)

Et là, j'ai été inondée d'une énergie constructive sans précédent qui m'a littéralement transformée en WONDER-MOI. Voici une petite liste des choses que cette rupture m'a permise de faire :
- Construire une armoire toute seule;
- Redécorer tout mon appartement;
- Reprendre mon blog légèrement négligé ces derniers temps;
- Rappeler des copines que je ne voyais plus, et avoir à nouveau une vie sociale;
- Partir en vacances sur un coup de tête. Toute seule. Et bien croyez le ou non, "Vacances, j'oublie tout", ce n'est pas un mythe.

Et en plus, maintenant, tous les désavantages de la vie de couple que je voyais au début de ma relation n'ont plus lieu d'être ! Je ne m'épile pas si je n'en ai pas envie, je n'ai plus de concession à faire, je ne culpabilise pas si je me fais draguer, et si par malheur cette maudite boule au ventre réapparait, j'appelle mes potes !

L'homme, cet être fort, viril, courageux... TOUS DES TAFIOLES !!!!

Tout d'abord meilleurs voeux pour cette nouvelle année, le bonheur, bla bla bla, la santé, bla bla bla, et puis l'amour.
L'amour ? Parlons-en. Parce que qui dit amour, dit homme. Il m'a été donné récemment de rencontrer un homme. Un mâle, un vrai. L'homo erectus. Avec la testostérone, les poils, la barbe naissante qui pique ("arrêêêêttte chééérriii, tu piques!!!") mais qui nous fait bien plaisir quand même, et le SEEEXXXEEEE (ah c'est ça le sexe, je me souvenais plus! Mais c'est merveilleux, c'est tellement bien, mais quel prodige, comment j'ai pu m'en passer pendant 6 mois - bon... un an, ok - !).
Alors là on râle un peu, pour la forme... "Fait chier, va falloir que je m'épile le maillot tout le temps, et puis merde, je peux plus aller faire caca quand je veux (parce qu'une fille ne fait pas caca, bah non, les hommes pensent que les filles ne font pas caca).
Et puis il faut se rendre à l'évidence... Convocation du meilleur ami, réunion au sommet : "Mika... Je suis amoureuse, je crois." Et là, le meilleur ami de rétorquer, blasé : "merci, ça fait trois semaines que nous on le sait tous, si c'est ça ton truc hyper important crucial de la mort qui tue, bonjour le scoop".
Et là, idylle parfaite, ralenti avec travelling arrière sur champ de blé avec couple courant nu en riant aux éclats, elle (moi, donc), couronne de fleurs dans sa chevelure sauvage, lui, muscles saillants, musique de fond d'un romantisme à vous arracher des larmes (Angus & Julia Stone, tiens, ca serait pas mal) et patati et patata.



Et puis un beau jour... Plus de nouvelles. Rien. Nada. Niente. Keutchi (je peux vous le faire dans plein de langues, je suis très très forte). L'homme vous a parlé emménagement, vous a dit droit dans les yeux qu'il vous aimait, qu'il n'a "JAMAIS, tu entends mon ange ??, JAMAIS été aussi heureux".
Et puis il revient un beau jour, après avoir fait le mort pendant des semaines, chargées de textos, d'appels et d'innombrables messages vocaux laissés sans réponse, et vous annonce par téléphone qu'il avait besoin de faire le point et que maintenant il est heureux, qu'il sait où il va dans la vie, qu'il va suivre son coeur. Et là, rassurée, un peu quand même (bah oui, il va suivre son coeur, et son coeur, bah c'est moi), vous dites, "et donc ?". Et il vous rétorque de but en blanc : " Et bien mon coeur me dit de ne pas continuer avec toi, et il faut toujours écouter son coeur."
Inutile de vous dire que j'ai immédiatement convoqué une nouvelle réunion de crise. Torrent de larmes, chutes du Niagara, fonte des glaces. Et mon meilleur ami, qui avait suivi toute l'affaire, disparition y compris (j'avais d'ailleurs très sérieusement envisagé l'accident de voiture, l'enlèvement par des petits bonhommes verts, etc.) m'a stoïquement laché : "Tous les mecs sont des tafioles. Tous.". Et là, la testostérone, les poils, la barbe qui pique, et même le sexe (non, pas le sexe, faut pas pousser non plus) m'ont paru bien fades à côté d'une soirée vodka-coca avec celui qui supporte depuis cette rupture le zombie que j'ai été, successivement en boucle sur :
- l'homme de sa vie, puis sur :
- son pseudo-mec, puis sur :
- le connard névrosé bipolaire, puis sur :
- celui dont on ne doit pas prononcer le nom (Voldemort).

Merci Mika. Tu es parfait. (Je t'imagine déjà en train de me dire :"Dis moi quelque chose que j'ignore").
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