jeudi 1 décembre 2011

Féminisme : Les hommes ont perdu le mode d'emploi



Le féminisme c'est bien. On est d'accord. La parité, le droit de vote, le pantalon, l'égalité des salaires (laissez-moi rire), la pilule, etc. Mais il y en a qui sont complètement paumés, avec l'émancipation de la femme... j'ai nommé nos amis les hommes. Avant, c'était tout simple, le schéma était tracé : Moi, Tarzan Homme. Toi, Jane Femme. Maintenant c'est un tout petit peu plus compliqué !

Avant
L'homme rencontre la femme lors d'une soirée, lui offre un verre et lui propose de se voir le lendemain. La femme accepte, ou non. Finesse, élégance, classe.
Maintenant
L'homme rencontre la femme lors d'une soirée, lui offre un verre et lui propose de se voir le lendemain. La femme se dit qu'elle n'a pas envie d'attendre le lendemain (le verre que l'homme lui a offert n'est pas son premier), et ramène l'homme chez elle. Efficacité.

Avant
L'homme rentrait du travail fourbu mais fier de pouvoir offrir à sa dulcinée les moyens financiers de pouvoir s'offrir le dernier cri de l'électroménager. Rôles prédéfinis. 
Maintenant
L'homme rentre du travail fourbu mais la femme aussi et il ne comprend pas que cette dernière fasse la gueule parce qu'il a eu le malheur de dire qu' "une quiche Marie, c'est quand même pas le top du top, et si tu rentrais moins tard, tu aurais le temps de faire ton risotto qui est trop bon". Parce qu'en l'occurence, la femme est rentrée tard parce qu'elle est passée chercher les enfants chez la nounou, et il est persuadé d'avoir fait un compliment à sa douce avec le risotto qui est trop bon. Parité kills the couple.


Avant
L'homme était un homme. Et la femme était une petite créature douce et fragile qu'il suffisait de consoler. Testostérone, Effet Axe.
Maintenant
L'homme est un homme, mais la femme qu'il a en face de lui a des couilles. Certes, les femmes d'aujourd'hui ne sont pas des bûcheronnes, mais nous avons gagné notre liberté d'agir, de penser et de vivre, et nous en profitons. Aussi, l'homme ne sait plus comment se comporter. L'instinct de protection ancré en lui depuis la nuit des temps ne peut se manifester, et il se sent creux. Soudain, l'homme a peur. A quoi sert-il ? D'où vient-il ? Où va-t-il ? Questions existentielles.


Avant
L'homme recherchait sa mère en toute femme. Douce, aimante, à l'écoute. Nul besoin d'avoir fait cinq années de psycho pour savoir ça. Complexe d'Oedipe. Mummy loves her little boy. Does the little boy love his Mummy ?
Maintenant
L'homme recherche sa mère en toute femme. Sauf que. Les femmes sont maintenant indépendantes, travailleuses et volontaires. Des femmes d'aujourd'hui. Qu'elles n'ont pas forcément le temps ou l'envie en rentrant le soir, complètement HS, de materner un homme de vingt, trente ou quarante ans. Brûlons nos soutifs.

Alors évidemment le féminisme est une bonne chose, pour nous les femmes... Mais assurément, nos vis-à-vis sont complétement paumés, conditionnés qu'ils sont par des millions d'années de suprématie masculine. Laissons leur le temps de s'adapter, et soyons tolérantes !

Ah oui, et demain, c'est le dernier jour pour voter pour moi pour le Grand Prix des Blogueuses de ELLE 2011. Vous voulez bien faire un ptit clic ?

LE BON PLAN DE LA SEMAINE

Ruez vous sur le site Minimall si vous ne connaissez pas encore. Minimall, c'est beau, c'est bien, c'est un E-concept store de créateurs avec des idées super originales, super sympas pas trop chères et en ce moment, y'a des cadeaux en mode calendrier de l'avent. Aujourd'hui, c'était une carte postale en bois à graver. Canon, non ? J'ai hâte d'être à demain...









jeudi 24 novembre 2011

Humeur de Pitbull, le Pourquoi du Comment



Je pourrais vous dire que je profite du Grand Prix des Blogueuses ELLE 2011 (votez pour moi ici) pour faire découvrir de nouvelles plumes, qu'un blog est avant tout un public et des lecteurs, bla, bla, bla. Mais la vérité vraie, c'est que je suis une bonne grosse feignasse. Et qu'Emilie a du talent. Alors quand elle a accepté d'écrire un post pour Once Upon A Time, j'ai hurlé ma joie au monde et remercié le ciel (oui, l'angoisse de la page blanche, ça arrive aux blogueuses aussi). Allez, stop le baratin, à vous les studios, Gabriel.


Le Pourquoi 

Etant donné que notre Lili nationale a, de manière très juste, déjà décrit les effets d’un mauvais karma (c'est par là que ça se passe), j’ai trouvé opportun d’essayer d’identifier les raisons qui pourraient expliquer certains enchaînements ininterrompus de merdouilles en tout genre. Parce que oui, aujourd’hui, j’étais d’une humeur de pitbull (dressé pour tuer le pitbull), mais c’est pas ma faute à moi (moi Lolita, admirez les références culturelles).

En effet, la journée avait plutôt bien commencé, je ne me suis pas réveillée en ayant envie de passer mon (con de) chat par la fenêtre, j’ai eu de l’eau chaude en prenant ma douche, pas de pénurie de dentifrice, j’ai réussi à me coiffer… Jusque là donc, tout allait bien. 

MAIS, et là c’est le drame, ma sœur jumelle démoniaque (celle qui fait que je ne serai jamais seule même en tant qu’unique survivante de l’armageddon) a décidé d’intervenir et de me faire « remarquer » que, quand même, il y a quelques ptits trucs qui me prennent bien la tête « Dis-moi, ça te dirait pas de t’énerver un peu ? » Bon, je vous accorde que le coup de la sœur jumelle démoniaque puisse faire flipper, j’ai donc étudié d’autres raisons possibles : 

- Je suis une sanguine : un peu facile (mais pourquoi est-elle si méchante ???!!)
- Des chakras, moi j’en ai pas, c’était en option, 
- J’ai pas donné d’argent aux roumaines de la gare du Nord et elles m’ont maudite sur 16 générations, 
- J’ai été envoyée sur Terre afin de donner un vrai sens à la loi de Murphy, plus connue sous le nom de loi de l’emmerdement maximum, 
- L’alignement des planètes était défavorable ce jour-là (Nostradamus et ces putains de mayas nous avaient pourtant prévenus),
- J’ai du travail par-dessus la tête alors que j’avais déjà un bon gros rythme (9h, hors café + bonjour, donc 10h -12h, sport ou sushis, 14h-18h, parce que t’as toujours une bonne raison de te barrer (acupuncteur, prothésiste ongulaire, dermato, chiropracteur, 3ème RDV du mois chez l’ophtalmo alors que t’as toujours les mêmes lunettes… et j’en passe)
- Mon mec est à l’autre bout de la planète pour 3 semaines (et là, on est à 5 jours) => mais ça, on va l’écrire en caractère 2, alphabet cyrillique, parce que sinon, il sera trop content et un mec content, ça prend trop la confiance (cf règle n°287 sur 3278 de l’ébauche de « Hommes, mode d’emploi », plus compliqué qu’une notice IKEA et qu’un bouquin de physique quantique réunis). 

Bref, pour ce qui est des causes de mon humeur de merde, je pense que ça se tient. 

Les choses à ne pas dire/ pas faire : 

Quand l’énervement commence à poindre (à titre informatif, quelques pistes pour s’en rendre compte : 
lorsque je deviens violette, lorsque je présente une forte attirance pour les objets pointus de préférence, lorsque je tape frénétiquement sur mon clavier, que mon regard est tellement noir qu’on ne distingue plus la pupille de l’iris de mes yeux…entre autres), voici les choses à ne SURTOUT pas dire ou faire :

- « Mais t’énerve pas » (ton mielleux)
- « Mais t’énerve pas » (ton agressif) => et ta mère ??!!
- « T’as tes règles ou quoi ? » (petit message plus spécifiquement à destination des mecs, va peut-être falloir chercher des raisons plus subtiles que nos dérèglements hormonaux mensuels pour expliquer nos petites sautes d’humeur, merci)
- Continuer à poser des questions (cas particulier d’aujourd’hui) => accélération du rythme cardiaque, joues violettes, respiration saccadée (et dans le meilleur des mondes : coup de tête-manchette-balayette). 

Le Comment 

Ce jour-là, il y a eu un vrai truc, celui qui a fait que tout a dérapé et qui peut justifier en partie mon envie d’achats de tronçonneuse, de défonceuse (si si, ça existe), de nunchakus, d’engager un tueur à gages…, j’ai nommé : les collègues RE-LOUS (pluriel volontaire, brouillage de piste oblige). Ceux que tu sais que t’as pas le choix, tu te les farciras quoiqu’il advienne (que pourra).

Je m’explique. Vous connaissez les non-choix débiles sur lesquels on s’est tous interrogés un jour, du style : tu préfères avoir des bras en mousse ou une tête de veau ? Et à la question « tu préfères être cul de jatte ou avoir dix canards qui te suivent partout, tout le temps » (et je ne fais pas allusion aux canards sympas et colorés qu’une amie commune qui se reconnaîtra collectionne dans sa salle de bain, pardon pardon pardon, c’était plus fort que moi !), j’ai eu la Ô combien désagréable sensation de ne pas avoir le choix… (avec dans le rôle du canard, UNE collègue que je ne nommerai pas)… 

Certains auront pu suivre la montée en puissance de mon état de « tension » au cours de la journée (le jour où ils bloquent Facebook, je démissionne) avec dans l’ordre les évènements suivants : 

- De base, des atomes pas crochus du tout, 
- 384 questions posées à la minute, 
- Un « Mais t’énerve pas » mielleux (cf ci-dessus « les choses à ne pas dire »), 
- Une confrontation avec ELLE à la salle de sport alors que quand même, à la base, t’y allais pour avoir une chance de conserver un casier judiciaire vierge le lendemain, ce qui est plutôt honorable. 
- Le coup de grâce : tu rentres chez toi, tu allumes la télé, tu tombes sur « Incroyables talents », juste au moment où Dave chante « Vanina » (la bonne vieille chanson tenace que tu vas mettre 14 semaines à zapper)… C’est à ce moment là que tu as peur, très peur et que tu te dis que c’est le moment d’aller te coucher… 

C’est sûr, j’ai vécu bien pire comme enchaînements (cf mes posts Facebook passés), mais couplés aux raisons précédemment énoncées, ça donne quand même pas mal de crédit à mon humeur pourrie. Et puis, quand on est une fille, et ben on a le droit de faire la gueule et de s’énerver pour rien, on s’est battues pour ça, d’abord !

mardi 22 novembre 2011

Toutes les trentenaires ont huit ans



Ce week-end, j'ai fêté mes 32 ans. Alors je pourrais vous faire un laïus sur le coup de vieux, ou bien encore en mode "l'heure du bilan est arrivée". Mais je préfère de très, très loin vous faire part de mon état d'esprit actuel, à savoir : je suis une gamine. Et ça sera pareil dans un an, dans cinq, dans dix. Et je suis prête à parier que vous aussi. C'est universel. Toutes les nanas sont des fillettes. Elle ne lâcheront pour rien au monde leur part d'enfance. Pour preuve.

Les petites filles sont capricieuses

Alors quand je fais les magasins avec mon amoureux et que je repère quelque chose que je désire plus que tout au monde (oui, j'ai eu des amoureux quand même, ce n'est pas parce que je suis célibataire que j'ai fait voeu d'abstinence non plus), il y a trois alternatives :
1) Je veux ça, sinon j'arrête de respirer. Efficacité : 0
2) Je veux ça, sinon j'arrête de parler. Efficacité : -100
3) Je veux ça, sinon j'arrête de te s****. Efficacité : 1000

Les petites filles jouent aux poupées

Moi, je joue aux chaussures. Bon, l'accessoire est un chouilla différent, mais principe est le même. On en a plein, de plein de couleurs différentes, on les regarde, on les essaye, talons, pas talons, bottes, escarpins, compensées, boots. Et puis on leur parle aussi (ça, ça ne concerne peut-être que moi, je vous le concède).

Les petites filles croient au Prince Charmant

L'avantage avec Facebook, c'est qu'on a des messages de copines qu'on a pas vues depuis des décennies. Le désavantage, c'est qu'on se rappelle maintenant pourquoi on ne les avaient pas vues depuis des décennies : "Eh salut, bon anniversaire. Alors, toujours pas mariée ?" Et ben non, toujours pas mariée. Parce que précisément,  j'attends le Prince Charmant. Et oui, moi j'ai été élevée à la sauce Alladin, Blanche Neige et Dirty Dancing ("on ne laisse pas bébé dans un coin"). 

Les petites filles aiment se déguiser

Et nous, les meufs, à chaque fois qu'on sort prendre l'apéro, ou avant un rencard, vous pouvez nous expliquer ce qu'on fait ? A fouiller notre garde-robe à trouver la robe bien mais pas trop, décolleté juste ce qu'il faut ? Et quand on se fait des sessions shopping entre nanas, et vas-y que je fais péter la Visa, et "regarde cette matière si c'est pas exactement la jupe de mes rêves il me la faut mon banquier comprendra" ? Et ben oui, on se déguise.

Alors voilà. Je viens de fêter mes huit ans. Comme tous les ans. Et comme vous toutes. Bon anniversaire Lili !

Ah oui c'est vrai, comme cadeau si vous le voulez bien, vous pouvez voter pour moi au Grand Prix des Blogueuses ELLE 2011 (ça prend deux secondes et je vous serai reconnaissante éternellement) ! Merci !

jeudi 17 novembre 2011

Ce soir je serai la plus belle pour aller me faire chier



Y'a toujours des soirées où on sait d'avance qu'on va se faire chier comme un rat mort. Qu'à choisir, on aurait préféré :
- la mort par lapidation, 
- un dîner en tête-à-tête avec notre ex et sa nouvelle poufiasse,
- mater un documentaire sur arte ayant pour objet la reproduction du Grand Charançon des Jardins, insecte passionnant s'il en est.

Et puis malheureusement, on n'a pas le choix. On s'est "engagée". On revoit encore le moment où tout a basculé : "Mais bien sûr je viens, tu peux compter sur moi, y'a pas de souci". Et évidemment y'avait pas de souci, à l'époque, c'était il y a deux mois. 

J'ai le défaut majeur d'accepter toutes les soirées qu'on me propose, dans l'abstraction du moment. Sauf que là, c'est ce soir, et c'est plus que concret. Et je me retrouve dans la perspective d'une bonne grosse soirée foireuse. En règle générale, je sais que je vais me tirer une balle quand il s'agit d'une des soirées ci-dessous...

Le vernissage

Bon, il faut être honnête, les vernissages sont des soirées de crevards. Une réunion de gens mondains qui font leur B.A., à savoir pousser des "OH" et des "AH" devant les oeuvres d'un artiste pour pouvoir se la coller au champagne et bouffer gratos toute la soirée. Les gens qu'on rencontre là bas sont en général "dans les relations presse" ou "dans le milieu artistique"

A une époque j'y allais avec un pote et pour se marrer on s'inventait un métier qui détonnait un peu. Je me suis ainsi improvisée éleveuse de chiwawas de compétition, et lui entraîneur de mini-miss. Pour l'occasion, c'était notre passion commune du bowling qui nous avait permis de nous rencontrer. Inutile de vous dire que les invités ne se battaient pas pour passer la soirée avec nous. Mais au moins, on a passé un très bon moment.

Les soirées de boulot

Bon alors c'est vrai, quand il y a une bonne ambiance au boulot, ça peut être sympa. Mais pour rappel, j'étais fiscaliste dans une ancienne vie (SYMPA / FISCALISTE sont deux termes antinomiques). Alors mis à part certaines personnes aussi déjantées que moi, ces soirées s'apparentaient plus à des heures sup'.

Durant ces séminaires, je passais mon temps à faire des études anthropologiques : Qui essayait de s'asseoir à la table des associés pour se les mettre dans la poche, qui s'était vu refuser une promotion et se barrait juste après le repas, qui se la jouait corporate à mort et participait à toutes les activités (concours de sushis, concours de dessins, on est une TEAM tavu).

J'avais aussi trouvé un truc pour ne pas me faire chier pendant les discours : Le bingo des réunions. Comme un bingo classique, les participants crient (discrètement s'ils ne veulent pas se faire virer) "bingo" à chaque fois que l'intervenant prononce un des mots de la grille.


Ce petit jeu m'a sauvée de la catatonie de nombreuses fois. Aujourd'hui je pense qu'il est de mon devoir de le transmettre au plus grand nombre. ENJOY !

Le réveillon du nouvel an

S'agissant du réveillon du nouvel an, vous connaissez maintenant mon aversion pour les fêtes de fin d'année et tout particulièrement le réveillon du nouvel an, PUTAIN DE SOIREE DE MERDE (Il suffit d'aller voir ici !). Cependant, je ne pouvais décemment pas ne pas le citer. Voilà, c'est chose faite !


Et sinon, comme vous me kiffez comme c'est pas permis, vous n'oubliez pas d'aller voter pour moi au  Grand Prix des Blogueuses de Elle 2011 (un clic et c'est good) ! 

mardi 15 novembre 2011

Lili est sélectionnée au grand prix des blogueuses de ELLE

video

Pour ceux et celles qui voudraient voir à quoi je ressemble, je me dévoile enfin à l'occasion de ce petit teaser vidéo ! Merci à mon Dadou, qui a tout fait pendant que je me tournais les pouces.
Allez, j'ai besoin de vous, alors un petit clic ici : JE CLIQUE ICI, J'ARRIVE SUR LA PAGE ELLE ET JE RECLIQUE SUR VOTER : LILI GAGNE A vot' bon coeur, msieurs dames ! Un clic par jour jusqu'au 2 décembre (chaque clic sera rémunéré, bien entendu).
Merci à tous !!!

dimanche 13 novembre 2011

Les fêtes de Noël, ça me fout les boules


Tout d'abord, veuillez m'excuser pour la blague de haute volée contenue dans le titre de ce post, mais je me sentais d'humeur blagues Carambar. Pour ceux qui n'auraient pas compris, n'hésitez pas à me le faire savoir via les commentaires, j'essayerai d'expliciter ce jeu de mots d'une grande finesse.

Vous l'aurez sans doute remarqué, ça y est, les décorations de Noël sont de sortie dans les rues. Mais si, vous savez, les trucs lumineux bien moches avec des sapins, des bonhommes de neige avec une carotte à la place du pif et des traineaux avec un Père Noël obèse dedans.

Je n'aime pas les fêtes de fin d'année. Ca me déprime. Alors j'ai décidé de lever le grand tabou selon lequel Noël c'est troooop génial et puis tout le monde est heureux, parce que c'est "l'esprit de Noël" : "Quoi, t'aimes pas Noël ? Mais c'est pas possible de pas aimer Noël enfin ! Et le réveillon du Nouvel An non plus t'aimes pas ? Euh, franchement excuse-moi mais t'es vraiment bizarre." 

Alors non, je ne suis pas bizarre, et d'ailleurs voici une démonstration en trois points totalement infaillible de ce que j'affirme, à savoir que NOEL, CA PUE DU CUL. 

Il caille sa race

Pendant les fêtes, on se pèle les miches. Ca aurait quand même été vachement mieux de faire ça en juillet.  Bon alors évidemment on aurait dû adapter le menu parce qu'une dinde, des marrons, des huîtres, du foie gras et une bûche (même glacée), ça fait beaucoup quand même par 35°. A la place, on aurait pu faire un petit barbeuc', chacun ramène une salade de pâtes, et pour le dessert, hop "Qui veut des fruits ?" C'est quand même beaucoup plus pratique pour la maîtresse de maison. 

Alors il paraît que pour des raisons prétendument historiques, il n'est pas possible de changer la date de Noël. MAIS, il s'avère qu'on n'est même plus sûrs de l'année de naissance du Christ, alors s'agissant du mois, vous m'en direz tant. Et puis, vous pensez sincèrement qu'elle aurait tenu toute une nuit dans une étable en plein mois de décembre, la Sainte Vierge ? Bon ok, Bethléem c'est pas l'Alaska mais quand même. 

Les cadeaux, ça va jamais

On se prend la tête pendant des jours et des jours pour trouver le cadeau parfait, pour les parents, pour les frères et soeurs, la grand-mère, le parrain, la marraine et les neveux et nièces et on claque une thune pas possible (qu'on n'a pas d'ailleurs), et au final ils ne sont jamais contents. On sait bien de toute façon que notre cadeau va finir sur ebay. Tous les ans c'est la même chose, et puis nous on fait la même chose avec les leurs. 

Avec mon père, on a résolu le problème. Les fringues, il s'en fout, les bouquins, il n'en veut pas il va à la bibliothèque, alors maintenant, tous les ans, je lui offre une pochette de la Française des Jeux. Il est super content, le seul problème c'est qu'à compter du moment où il reçoit son cadeau, il passe en mode autiste pendant 40 minutes à gratter ses Bancos et Black-Jack en ignorant le reste de l'assemblée. Au final il gagne 2 euros, il se fait une tendinite au poignet mais allez comprendre, il a le smile toute la soirée.

Les fêtes, c'est faux-cul

Le simple fait d'être obligée de devoir m'amuser, par principe, à une date donnée, me gonfle. Je n'y peux rien, j'ai l'esprit de contradiction. Le réveillon du nouvel an est le symbole parfait de tout ce que je déteste dans une soirée :
- On est obligés de faire la fête, sinon on est considérés comme des parias absolus : "Ohhhh, tu n'as rien de prévu pour le 31? (sourires gênés) Ne t'inquiète pas, il y a bien quelqu'un qui va t'inviter." Mais MERDE, je n'ai pas envie de faire la fête le 31. Et si je suis claquée, que j'ai envie de rester chez moi ou d'aller au ciné, je fais quoi ?
- On est obligés de bien s'habiller. J'aime bien me faire jolie, mais seulement quand je le sens, pas parce que c'est le 31 décembre ;
- On est obligés de faire la bise et de souhaiter une bonne année à minuit à plein de gens qu'on ne connaît pas / qu'on n'aime pas forcément ;


Voilà donc ce que m'inspirent les décorations lumineuses accrochées dans les rues. La semaine prochaine, si vous le voulez bien , je vous parlerai du sentiment que provoque chez moi la vue des oeufs de Pâques.

lundi 7 novembre 2011

Croix de bois, croix de fer, on ira tous en enfer



N'en déplaise aux plus naïfs d'entre vous, je m'apprête à vous asséner une vérité implacable : tout le monde ment. Vous, moi, mes voisins, mes parents, vos potes. Et non seulement  on ment tous, mais en plus, on passe notre temps à ça. Petits oublis pas très graves ou gros mensonges éhontés, les motivations sont diverses et variées. Il y en a qui font ça pour le plaisir, par maladie ou par nécessité. Analyse de nos penchants mythos.

Catégorie "Je sauve ma peau"

- "Monsieur l'agent, vous savez c'est difficile, je viens à l'instant de me faire plaquer et je vous avoue que je n'ai pas vraiment pensé aux limitations de vitesse, je n'ai qu'une envie, là tout de suite c'est de rentrer chez moi et me mettre au lit" (oui, c'est mal, je sais, mais on utilise les armes qu'on a, hein !)
- "Monsieur l'agent, je n'étais pas en train de téléphoner, j'écoutais juste ma messagerie" (variante blonde)
- "Oui Monsieur, j'ai terminé de rédiger la propal que vous m'avez demandé, mais le PC a planté et j'ai absolument TOUT perdu"

Catégorie "Mauvaise foi"

- "Ce n'est pas moi qui t'ai envoyé ce texto larmoyant à 4h30, on a dû me voler temporairement mon téléphone."
- "Non je ne l'ai pas rappelé. Mais je te dis que non. Oui bah un texto excuse-moi mais techniquement ce n'est pas un appel, donc non, je ne l'ai pas rappelé."
- "Oui Maman, je mange très équilibré en ce moment" (géolocalisation exacte : devant le Mac Do)
- "Oui oui je suis là dans deux minutes" (géolocalisation exacte : dans mon bain)
- "Je suis malade, tu peux dire aux parents que je ne peux pas venir déjeuner ? Non, ça n'a absolument rien à voir avec ma soirée d'hier soir" #photosfacebook #virermasoeurdemesamis

Catégorie "J'ai de l'imagination"

- "Alors ma chérie, Agnès, dont tu as pu lire les messages en fouillant dans mon téléphone, est ma soeur. C'est la raison pour laquelle ses textos sont aussi affectueux. Je ne t'en ai jamais parlé tout simplement parce que nous avons été séparés à la naissance,  lors de l'indépendance de l'Algérie. Oui, à ce propos, je ne suis pas né en 1979 mais en 1962. J'avais peur que tu me trouves trop vieux pour toi, donc j'ai menti sur mon âge quand nous nous sommes rencontrés."
- "Mon amour, un voyage en amoureux, c'est fabuleux ! Oh... mais je suis désolée, c'est affreux, mon passeport a expiré. Ah oui, l'Espagne... Alors il faut que je te dise quelque chose. Je suis persona non grata en Espagne. Juan Carlos et moi avons eu une aventure, il a mal vécu notre rupture, il m'en veut terriblement."

Catégorie "Je suis une salope"

- "Je suis désolée, vraiment je ne peux pas venir à ton anniversaire mais j'ai une copine qui vient de se faire plaquer" (géolocalisation exacte : dans mon pieu devant Desperate Housewives)
- "Je suis désolée, vraiment je ne peux pas venir te réconforter, je sais que tu t'es faite plaquer, mais j'ai un anniversaire" (géolocalisation exacte : dans mon pieu devant Desperate Housewives)



La créatrice de la semaine : Wundertüte

Allez cette fois pas de street-shooting mais une petite pépite vintage. Voici pour votre plus grand bonheur la marque Wundertüte. Caro est une créatrice d'objets nostalgiques. Rendez-vous au plus vite sur son site pour découvrir des bijoux plus jolis, originaux et poétiques les uns que les autres, ainsi que de la petite papeterie onirique, issus des trouvailles que Caro fait au gré des brocantes.









lundi 24 octobre 2011

Statut : En couple (avec mon chat)


Vous connaissez l'état désertique de mes relations sentimentales dû, ainsi que je l'ai décrété, à l'ire du Bon-Dieu-Des-Garçons en raison de mes petites piques innocentes à l'endroit des susnommés dans mes cinq dix quinze derniers posts. 

Et bien figurez vous que je me suis aperçue que malgré tout, je pouvais tout à fait me proclamer haut et FORT (oui, TRES FORT) en couple. Etttttt ouais ! Même pas "c'est compliqué" ou "en relation libre". EN COUPLE, je vous dis. Avec qui ? Bon, c'est là que le bât blesse. Je suis en couple avec Marcel, aka Marcel Wondercat. Car à bien y réfléchir, Marcel a tout autant de qualités et de défauts que n'importe quel mec. Voyez plutôt...

Qualités indéniables de Marcel Wondercat en couple

- Marcel est viril, il a beaucoup de poils, en mode beau gosse latino
- Marcel est joueur, il fait des bombes quand je prends mon bain
- Marcel ne ronfle pas
- Marcel n'aime pas quand je travaille trop, il fait en sorte que j'arrête


- Marcel n'est pas contrariant, il est toujours d'accord avec moi, on ne se dispute pas beaucoup
- Marcel me fait des surprises (genre gerber dans mon lit en pleine nuit)
- Marcel a une grosse queue (oh pardon)

Marcel a des défauts, bien sûr, comme tous les hommes...

- Marcel est viril, il a beaucoup de poils (et chez moi c'est blanc)
- Marcel pue de la gueule, et pas que le matin
- Marcel passe son temps à bouffer, et évidemment, c'est moi qui doit faire la cuisine
- Marcel n'est pas verbalement très démonstratif, il est plus dans les actes, en fait
- Marcel n'a toujours pas compris qu'il ne pouvait pas jouer à "Pigeon Vole". Ou il est suicidaire.

- Marcel aime dormir avec moi et il prend toute la place. Oui, il dort en latérale
- Marcel est une pute : il suffit que ma copine Doudou lui parle en mode téléphone rose pour qu'il lui grimpe dessus

Alors, j'ai pas décrit la vie d'un couple classique là ? Bah si. Sur ce, je vous laisse, mon mec a faim.

STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Pour ce street-shooting hebdomadaire, voici des photos de Miss Audrey du blog Audressing qui pour l'occasion a fait un partenariat avec la créatrice et blogueuse Géraldine de la République du Chiffon. Deux blogs du Nord dont je suis ultra-fan. Voyez par vous même !





mardi 4 octobre 2011

Préjugé coupable : amalgames et autres idées reçues



Dimanche dernier, je suis allée me faire cramer la tronche sur la côte belge, et j'étais tranquillement en train de lire mon mag féminin préféré, i.e. Causette, qui est un petit peu féministe quand même je dois l'avouer, mais qui a le mérite de faire réfléchir (quand il ne me fait pas réfléchier, quand même). 

Donc je bouquinais tranquilou quand je suis tombée sur un article qui m'a faite bondir, concernant David Douillet, le bon pote des français, Monsieur Pièces Jaunes, la béquille de Bernadette. Je ne résiste pas au plaisir de vous citer des passages de bons mots que ce gentil Bibendum-Judoka-Ministre (on devrait définitivement interdire le cumul des mandats) est capable de balancer à la presse ou/et dans son bouquin, qui a très probablement été écrit par un nègre, parce que quand même, c'est pas possible de savoir écrire et de débiter des conneries pareilles. 

Extraits choisis : 

  • "Je déteste ce feuilleton télévisé mettant en scène un professeur de culturisme homosexuel (ndlb / note de la blogueuse - Les filles d'à côté-). A mon avis, les gamins sont suffisamment influençables comme ça."
  • "Les femmes ont le meilleur profil psychologique pour materner. Pour moi, une femme qui se bat, en judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant."
Je me suis dit que quand même, la vache, il y avait un sacré problème niveau ouverture d'esprit et que ce Môssieur était quand même au gouvernement, donc qu'il était censé représenter une frange non négligeable de la population française. CQFD. 

Alors allongée sur mon transat, je me suis mise à réfléchir et cogito ergo sum, je me suis dit : "Bah ptet bien après tout kc'est une question de génération, hein" (je réfléchis souvent en mode "bah oui ma bonne dame") . Je me suis donc employée à tester ma théorie et je me suis retournée vers mes vis-à-vis, à savoir mes parents, afin d'éprouver leur potentiel d'ouverture. Tiens, l'homosexualité. Sujet glissant s'il en est pour des parents. Bon, c'est vrai qu'à la base c'est quand même sacrément biaisé étant donné que les meilleurs potes de mes parents sont gays. Mais on tente quand même. Allez, c'est parti.


"Papa, si je me tapais une meuf, tu dirais quoi ?
- Ma chérie, c'est ton cul après tout, tu fais ce que tu veux. T'en penses quoi, toi Minou ? (Minou, c'est ma mère).
- Bah la pilule ça fait grossir et en plus tu fumes, alors au moins ça serait meilleur pour ta santé ma grande."

Ok. Je pense qu'ils ont tout vu, tout entendu, qu'ils sont revenus de tout, et qu'ils ont atteint un niveau de grande, grande sagesse. En mode Dalaï Lama et Martin Luther King en couple depuis 35 ans. Plus rien ne les choque, si ce n'est l'injustice, et pour ma mère, peut-être, quand je reviens de plus en plus blonde à chaque fois que je vais chez le coiffeur. Mais bon, en l'occurence, sa solution à elle pour mes tifs, ça serait : "tu voudrais pas plutôt te teindre les cheveux en roux, pour l'hiver c'est sympa".

Quoi qu'il en soit, la majeure partie des gens a tout de même tendance à pratiquer le game de l'amalgame au quotidien. Et d'ailleurs, je ne vais pas leur jeter la pierre, Pierre, même si je suis à deux doigts de m'énerver. En effet, j'en suis : c'est qui qui a dit pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps que les bruns ténébreux étaient tous des salopards d'infidèles ? 

Allez, on va jouer un peu aux dix idées les plus reçues qu'on connaisse. 
  1. Nana + jupe courte + décolleté = Pute
  2. Lesbienne = Cheveux rasés + pas épilée + pas de soutif + tee-shirt large + rangers
  3. Femme hiérarchiquement haut placé = a forcément couché pour réussir
  4. Fan de musique électro = Toxicomane
  5. Publicitaire / Designer / D.A / Graphiste / Mannequin (Homme) = Toxicomane
  6. Mannequin (Femme) = Anorexique
  7. Syndicaliste = Branleur
  8. Fonctionnaire = Branleur
  9. Mère au foyer = Frustrée
  10. Père au foyer = Branleur

Vous avez sûrement beaucoup d'autres exemples, d'ailleurs moi aussi mais j'ai dit 10... Lâchez vous dans les com !

STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Et pour ce street-shooting, j'ai eu la chance de discuter lors de l'ouverture de la boutique de Genna.M avec une vraie dame, pleine d'élégance et de style, qui m'a laissée la prendre en photo. 



Soit dit en passant, petite pub pour Genna et sa boutique ultra vintage, où vous trouverez des pièces que Genna va chiner un peu partout en Europe pour notre (mon) plus grand plaisir !




mardi 27 septembre 2011

Quand je serai grande, je serai working-girl



Voilà un petit post que je vous ressors des cartons, version light. Pour certains, il aura un petit air de déjà-vu. Normal, je l’avais laissé quelques jours en ligne avant de le supprimer parce que mon ancien employeur n’était pas ravi ravi. Quoi qu’il en soit, la morale est la même : ne perdez jamais vos rêves de vue. Ne serait-ce qu'une seconde... Au risque de vous retrouver DANS LA MERDE.

CHAPITRE 1 : Quand je serai grande, je serai journaliste

Depuis que je suis toute petite, je veux être journaliste. Je suis d'ailleurs à l'initiative du concept du magazine people, mais j'ai eu l'humilité de ne pas revendiquer sa paternité. Je m'explique. Lorsque j'étais à l'école primaire, j'ai conçu un journal appelé "les échos du Domaine de la Vigne" visant mon voisinage immédiat, et dont l'équipe de rédaction était constituée de ma petite soeur et moi-même. 

Ce journal précurseur était doté de toutes les rubriques que l'on retrouve aujourd'hui dans Voici, Closer, Match ou Gala, à savoir l'horoscope (j'étais également astrologue pour les besoins de cette chronique), les potins du voisinage, les meilleurs et les pires looks des voisines, la star de la semaine (ma mère), les mecs canons (mon père). Chaque exemplaire était entièrement fait à la main (y compris les visuels) mes parents ne croyant pas au projet et ayant refusé de photocopier le prototype (ces ingrats). Nous nous sommes vite lassées, mais l'idée y était.

Bond temporel. J'ai 17 ans. Me voilà devant mon lycée, avec ma meilleure amie pour la vie de l'époque, Perrine, moi sur mon Chappy (pour les non-initiés, il s'agit d'une moto miniature qui fait des pointes à 40 kms/h mais qui est très stylée), elle sur sa mob, nos casques Chevignon vissés sur la tête, fumant nos Marlboro light et nous interrogeant sur notre avenir...
- Perrine : Je crois que je vais tenter les IUT l'année prochaine...
- Moi : Ah bon ? C'est bien. Mais... c'est pour faire quoi ?
- Perrine : Du commerce.
- Moi : Ahhhh. Ah bah ok, moi aussi alors.

Re-bond temporel. J'ai 19 ans, mon IUT en poche, un enseignement de grande qualité es alcool et clubs électros que je n'ai de cesse de parfaire depuis. Perrine avait lâché l'IUT au bout d'un an et je me posais la même question que deux ans auparavant. Ou plutôt non. Je savais (flash-back : "les échos du Domaine de la Vigne"). Mais comment devenir journaliste ?
Option 1 (pas bonnnnnn) : La prépa Sciences-Po en enseignement à distance. Avec le recul et mon expérience récente de l'IUT, ce fut une très mauvaise option... Au bout de 15 jours, j'ai mis à profit ce que l'IUT m'avait enseigné (cf supra). Pendant un an.
Option 2 : La fac de Droit, puis le concours de l'Ecole Supérieure de Journalisme. Et c'est là que je vous dit de ne JAMAIS perdre vos rêves de vue, ne serait-ce qu'un instant, au risque de vous voir projeté dans un univers que vous n'aviez absolument pas choisi au départ.

CHAPITRE 2 : Je suis grande, je suis journaliste fiscaliste (Etttttt merde)

Me voilà donc étudiante en Droit, en principe pour deux ans et hop, direct bifurcation vers l'ESJ et au final me voilà grand reporter, prix Pulitzer, reconnaissance de mes pairs, la classe internationale... Et puis finalement, les bancs de la fac sont plutôt confortables, on prend ses habitudes, on sait à qui piquer les cours, on a une carte de fidélité à la Boîte à copies... Et on se retrouve cinq ans plus tard en train de passer un entretien pour un mastère de Fiscalité internationale alors qu'on a toujours détesté les chiffres, et qu'on a eu 6/20 en Maths au bac filière scientifique (coefficient 9). Pourquoi ? Parce qu'on a vu "la Firme" un jour et qu'on a trouvé ça absolument super classe de bosser dans un cabinet d'avocats fiscalistes.

Je ne comprends pas comment j'ai pu duper les examinateurs, les profs, la responsable du mastère et obtenir ce dernier alors que je ne comprenais strictement rien à ce qu'on essayait de m'inculquer (Note pour plus tard : comédienne aussi, c'est une filière à envisager). Un de mes profs m'a d'ailleurs appelée un jour "Miss Oenobiol Solaire", car j'avais prétexté une gastro pour sécher une semaine de cours et m'envoler vers la Tunisie. Donc pour être claire, la théorie me gavait grave... Vivement la pratique !

EPILOGUE : Mieux vaut tard que jamais

La pratique donc ? Et ben au bout de 5 ans de bons et loyaux services, assise à mon bureau devant mon laptop, j'ai revu la petite fille qui rédigeait son premier journal avec ses crayons magiques... J'ai refait mentalement le chemin que je viens de vous décrire, j'ai filé tout droit dans le bureau de ma marraine (oui, les grands cabinets d’avocats sont de grandes familles, chaque employé a un parrain / une marraine), et j'ai formalisé mon départ.

Je suis aujourd'hui journaliste.


STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Et le look de la semaine, c'est Minirine, membre des Scratchfoufounes, incontournables déjantés de la scène musicale et culturelle lilloise, avec sa petite veste verte et son sac rose métallisé. Elle sortait juste d'une soirée organisée par le collectif. Mimi la Minirine !


mercredi 21 septembre 2011

Karma de Merde : Lili vs the World



Il est des jours comme ça, où on sait d'office que tout va se liguer contre vous. A la base, vous n'avez rien fait pour que les choses se passent mal. Et puis subitement, les choses s'enchaînent, et c'est la merde. C'est ce qu'on appelle le karma.

Si, en fait, je rectifie. Je pense qu'en fait, j'ai été trop méchante avec les mecs dans mon blog, et que le Bon Dieu des garçons leur rend justice en mode, je t'envoie les dix plaies d'Egypte dans ta face, c'est bien fait pour ta gueule. A croire que je ne sais pas quel tribunal de mecs a lancé une fatwa sur ma tronche pour se venger.

Je m'explique. En ce moment, ma vie sentimentale équivaut pour ainsi dire au désert de Gobi. Pas un mec en vue, pas un texto tardif, pas de vieux dossier qui se repointe... Rien.  Aucune raison qu'un conflit d'ordre amoureux n'arrive puisque d'amoureux il n'y a point. Logique. Sauf que. 

J'avais quitté un mec que je fréquentais depuis une semaine (on a le droit de dire quitter au bout d'une semaine ???), et ce dernier a voulu qu'on prenne un verre ensemble quelques jours plus tard. On était restés en bons termes et en plus on avait un projet professionnel ensemble. Pas de souci, je me pointe au rendez-vous. Et là, il me regarde avec un air de pitié compatissante et me lâche : "Tu sais Lili, tu mérites quelqu'un qui te traite comme une princesse, malheureusement, ce que tu me demandes, je ne peux pas te l'offrir". Alors je vous pose une question : A-t-on le droit de quitter une nana qui vous a déjà quitté une semaine avant ? Non, parce que moi ça m'a un peu énervée sur le coup.

Le soir même, j'étais en train de me mater un film et je reçois un texto de Voldemort (celui dont on ne doit pas prononcer le nom, pour celles et ceux qui n'ont pas suivi, il faut aller voir ici http://lili-onceuponatime.blogspot.com/2011/01/lhomme-cet-etre-fort-viril-courageux.html et là http://lili-onceuponatime.blogspot.com/2011/01/les-innombrables-avantages-de-la.html). Bon je vous passe les détails, mais Voldemort voulait absolument me revoir après un temps fou sans nouvelles. Face à mon refus vue l'heure tardive, j'ai eu le droit à 25 appels en absence en mode repeat, et un élégant "Va chier Connasse". L'élégance se fait rare chez l'homme contemporain.

Et à partir de là ça s'est enchaîné. Les petites merdes qui vous tombent sur la gueule mais qui cumulées vous font réfléchir sur ce que vous avez bien pu faire dans une ancienne vie pour mériter ça (torturer des petits animaux, être directrice d'un fan club de Justin Bieber - on appréciera l'anachronisme).
- Les murs se mettaient systématiquement sur mon chemin ;
- Le coca de mon Mac Do à emporter se renversait toujours dans le sac, inondant le reste de mon menu ;
- Un truc se collait toujours à mes ongles quand mon vernis n'était pas encore sec ;
- Ma TNT s'est mise à foirer et j'ai regardé la télé en mosaïque ; 
- Marcel Wondercat a gerbé sur mon lit pendant la nuit (réveil douloureux) ;
- Une araignée a tissé sa toile sur mon digicode. Je suis arachnophobe ;
- L'alcool ne me faisait plus aucun effet (et là je vous jure que c'est vrai).

De ce fait, j'ai rapidement repris la théorie de Stéphane Hessel "Indignez-vous" à mon compte, l'esprit citoyen en moins, en mode bonne française de base. La grosse râleuse bien chiante, jamais contente, toujours en train de se plaindre (c'est d'ailleurs ce que je suis en train de faire là tout de suite, je suis sur ma lancée). Le fait est que je suis vite devenue exécrable avec mes potes. Et j'ai atteint le summum du crescendo de l'apogée le jour où j'ai engueulé une copine le soir de son anniversaire, totalement gratuitement, juste pour vider MON sac à moi, qui n'était absolument pas le sien. Je ne me suis pas sentie mieux pour autant, et elle s'en est pris plein la tronche pour rien. Heureusement, j'ai de très bonnes amies. Pas rancunières pour un sou. Merci ma Minnie Mouse. Promis, j'arrête. Je préfère avoir le smile, c'est plus drôle quand même et puis après tout :
- bon je me suis toujours pris les murs, j'y peux rien, j'apprécie mal les distances ;
- le MacDo, ça fait grossir ;
- le vernis, y'a du dissolvant ;
- la TNT, il suffisait de la redémarrer ;
- Marcel continuera à me faire chier, mais...
- Je l'ai porté jusqu'au digicode et il a bouffé l'araignée ;
- Pour l'alcool, il va falloir que je creuse la question...

STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Les joies du marché, c'est qu'on se boit une petit verre en terrasse après les courses, et qu'on rencontre des potes de potes de potes. C'est ce qu'il s'est passé avec Julie, qui travaille dans la mode (ça vous étonne?) et qui a ouvert la boutique roubaisienne Luxe et Création. Vu le style de la miss, ça donne envie d'aller faire un tour, non ?


 

lundi 5 septembre 2011

Le blues de la rentrée (en collaboration avec Paulette magazine)


Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui est un jour un petit peu particulier, et je suis un petit peu méga fière car ce post dédié au "Blues de la rentrée" a été écrit pour le magazine Paulette, qui est pour moi une référence en matière de webzine féminin. Je vous engage plus que fortement à découvrir cet ovni sur la planète mags de meufs, l'impertinence et les bons plans sont de mise. Et si vous vous abonnez (pour le prix d'un menu maxi best of giant, on admirera mes références culinaires), et si les gens sont assez nombreux, ils (et donc moi) passeront au format papier... Beau pari non ?



STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Ce n'est pas parce que c'était la Braderie de Lille tout le week-end que je vous ai oubliés, bien au contraire ! Voici un des plus beaux street-looks à ce jour, j'ai nommé Nadège, 19 ans, rencontrée après d'intensives recherches (bon, ok, moi j'étais tranquillement en train de boire des verres et de manger des frites quand elle est passée). Mini Grace Jones au look hyper frais, je vous laisse juger !




lundi 29 août 2011

Femme d'une nuit ou Femme d'une vie ? Dans la peau d'un infidèle



Salut, je m'appelle Robert / Nicolas / Simon / Karim. Je suis un mec, un vrai. Je fais des soirées poker avec mes potes, je kiffe le foot. Et j'ai une Playstation aussi. Ce soir on se fait une soirée de mecs. On va aller boire des bières après le boulot, et puis après, on verra bien où le vent nous mène. Tiens en parlant de boulot... je suis ce qu'on pourrait appeler un jeune cadre dynamique. Je gagne bien ma vie, j'ai un home cinéma et je pars en vacances à Ibiza l'été et en Thaïlande l'hiver. Mes potes galèrent un peu plus, mais je m'en fous, l'argent c'est pas important. C'est mes potes et on se connaît depuis qu'on est gosses. On a tous entre 30 et 35 ans et on est comme les doigts de la main.

Allez, c'est parti. On picole un peu, on picole bien, on bigole beaugouuup !!! Mais attention, je suis toujours très classe, dans mon costard à XXXX dolls et mes chaussures italiennes en cuir vachette bio pleine peau certifiée élevée en plein air. "Eh, Eh, mate la meuf là, t'as vu comment elle bonne !"

Je vous prie de m'excuser, j'ai eu une urgence... Où en étais-je... Ah oui, la classe. C'est important l'élégance. A ce propos, regardez toutes ces filles là... Elles sont toutes à moitié bourrées, à boire mojitos sur mojitos, avec du rouge à lèvres trop rouge et des jupes qui leur arrivent ras de la atch. Il paraît que c'est "tendance". Moi je crois surtout que c'est une bonne excuse pour choper des mecs... D'ailleurs la petite rousse là bas, qui est en train de se trémousser au bar, bah j'ai passé la nuit chez elle y'a pas 2 semaines. Mais attention, j'ai été correct, hein, je l'ai prévenue direct que fallait pas qu'elle s'attende au grand amour. Je crois bien qu'elle m'a vue, mais là ce soir ça va pas être possible parce qu'il y a une bombe qui me mate depuis tout à l'heure, et c'est pas la même catégorie.

Et puis de toute façon, au final, toutes ces nanas, c'est juste une histoire de cul. Parce que la femme de ma vie, je l'ai déjà trouvée. C'est ma femme. Mais moi je la laisserais jamais sortir habillée comme ça. Ou si, mais avec moi. Là, elle est à la maison, elle s'occupe des enfants. Et elle, c'est pas comme toutes les autres que je baise comme ça... Elle, je la respecte.

STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Pour cette session, je vous propose de découvrir Candy et son blog http://candylille.wordpress.com/, un blog pour les lilloises, mais pas que ! Une jolie blonde ultra-stylée, glamour et féminine.


lundi 22 août 2011

Hommes, je vous aime !



Je relisais mes derniers posts et je me disais que quand même, les mecs en prenaient pour leur grade. Alors pour me faire pardonner, et puis surtout parce que je le pense, j'ai décidé de faire un petit billet pour remettre les compteurs à zéro. Pour ce faire, j'avais décidé de faire les choses bien. J'ai demandé à un homme très beau et très photogénique de m'envoyer une belle photo faite par un vrai photographe, dans un beau décor, pour avoir un très beau visuel. Bon, il m'a planté. Ca commence bien. MAIS, je ne me décourage pas, et je reste pleine d'optimisme, d'entrain et de motivation. Ceci messieurs, sera donc un post en homme-age à vous, juste pour vous, où je ne dirai que du bien de vous. C'est parti.

L'homme est touchant

Le mec est bricoleur, tout le monde le sait. On s'escrime sur l'armoire Billy d'Ikea pendant 2 jours en mode Valérie Damidot (trop easy, j'y arriverai toute seule, y'a pas de raison), et puis là, l'homme passe la porte et lance négligemment, dans le normal : "tiens, tu montes une armoire, tu veux de l'aide ?" Et avant même que vous n'ayez le temps de dire "NON, je veux y arriver toute seule, putain, t'as pas compris, je suis une femme MODERNE", l'armoire est montée. Sauf que pendant les 6 minutes en tout et pour tout qu'a duré l'épisode manuel, l'homme s'est trèèèès superficiellement griffé le pouce avec un clou. Et là... c'est le drame.
"- Regarde Lili, je me suis blessé, ça saigne !
- Oui, j'ai vu, fais attention, tu vas en mettre partout. Je vais chercher de l'alcool et des pansements.
- Mais l'alcool ça fait mal... T'as pas plutôt du pschitt qui fait pas mal ?
- Mon brumisateur ???
- Et euhhh, tu crois pas que je devrais aller chez le médecin ? C'est un peu profond non ?
- Non. Marcel (Wondercat pour les non-initiés) me griffe plus profond que ça.
- Ah. Oh. Si tu le dis... (Grande déception de ne pas être pris au sérieux)"

L'homme est courageux (en tout cas, c'est ce qu'il vous dira)

Par définition, la femme a peur et l'homme, pétri de courage, la défend. Ca se passe comme ça dans les contes de fées, dans les films, dans les comptines... Le mec combat les méchants, sauve la dame et à la fin, elle lui tombe dans les bras, super admirative de ses biceps d'acier, et lui roule une grosse pelle. Et j'avoue que dans la vraie vie, j'étais quand même un peu fière de mon mec qui était intervenu en mode "mâle" pour calmer des gars un peu lourds. Cela étant, le sus-nommé mec capable de faire peur à une tripotée de lascards courrait plus vite que moi à la vue d'une araignée. Bon, je me suis dit que ça nous faisait un point commun. C'est bien les points communs dans une relation, non ?

L'homme est fier

L'homme est plein de faiblesses donc, mais il n'a pas vraiment compris que c'est en grande partie pour ça qu'on l'aime. Ainsi, il refusera avec la plus grande mauvaise foi de les admettre : "De quoi j'ai peur des araignées ? T'as vu ça où ? Pleûtre, moi ? Jamais. Moi, jsuis trop fort." Amnésie sélective, mensonges éhontés, tous les stratagèmes seront bons pour ne pas égratigner l'image de l'homme fort et viril qu'il est persuadé renvoyer auprès de nous, pauvres femmes. On n'y peut rien, c'est dans les gènes (#hommedenéanderthal #darwinisme). Alors la meilleure des choses à faire, c'est lui laisser croire qu'il a raison, comme pour les enfants. Il sera très content, et nous aussi (#paixdesménages #dalaïlama). 

L'homme est sensible

Comme je le disais supra, l'homme est une petite chose fragile. Il a un petit coeur qui bat, en dessous de sa carapace de merde. Il ne l'avouera jamais, mais vous pouvez lui faire mal, et le traumatiser sans vous en rendre compte parce que vous, vous êtes persuadée qu'il est fort et fier et courageux. Aussi, voici quelques paroles malheureuses que je vous conseille d'éviter afin de ne pas blesser l'oisillon qui se cache derrière le fauve :
- T'as l'intention de percuter quand que t'es nul au poker, parce que là, tu dilapides l'argent de nos vacances.
- Comment t'es physiquement ? T'es vachement sympa / Je t'aime (Variante).
- Mais t'avais pas l'intention de te battre avec lui quand même ? Il est vachement plus fort que toi.
- Mon ex était un super amant, mais toi au moins, t'es un cuisinier hors-pair.
- Oh t'es trop gentil ! (Après une déclaration enflammée)
- Laisse, je vais le faire (en toutes circonstances)
L'homme ne comprend rien aux femmes (et inversement d'ailleurs)

Avec l'homme, c'est blanc ou noir. Ils ne comprennent absolument pas le pentone que la femme aime à utiliser dans ses relations amoureuses : crème, gris souris, taupe et j'en passe. J'irai même plus loin : ça les fait royalement chier.
Exemple-type-d'une-conversation-qui-ne-mène-à-rien avec un pote :
"- Bon, y'a un mec là, je l'aime bien, on a fricoté un peu, et j'hésite à l'appeler...
- Bah t'as envie de l'appeler ou pas ?
- Bah oui, mais...
- Mais quoi ?
- Bah c'est la théorie du "fuis moi je te suis" quoi, je veux pas qu'il croit que je suis à fond ...
- Vas-y tu me fais chier, tu veux le revoir tu l'appelles, sinon tu l'oublies. Mais tu ne m'en reparles pas pendant 15 jours."

De même, pour votre anniversaire, ne vous acharnez pas à trouver des signes discrets mais pas trop pour votre cadeau (page de magazine ouverte à la page du cadeau, passage répétés devant la boutique), vous allez vous retrouver avec une plante verte. Dites-lui carrément : "Je veux des Louboutin / un week-end en amoureux / un sac Dreyfus)". Il vous remerciera (ou vous enverra chier, c'est selon, mais qui ne tente rien n'a rien).

Voilà donc l'homme dans toute sa splendeur. Et si je suis souvent acerbe à son endroit, c'est parce que comme l'adage le dit "Qui aime bien, châtie bien". Mais Vous, Les Hôôômmes, restez finalement l'objet le plus convoité par chacune d'entre nous (et le plus mystérieux aussi). Allez, on vous kiffe.

STREET-SHOOTING DE LA SEMAINE

Cette semaine j'avoue, j'ai un petit peu délégué mon street-shooting à mon pote David. Nous avons le même coiffeur lui et moi (le Lab pour les lilloises, rue de Saint-André, je vous le conseille) et j'étais sûre de ne pas me planter lorsqu'il m'a proposé de shooter une des coiffeuses. C'est simple, elles sont toutes ultra-stylées ! Voilà le résultat : Camille avec son look rock'n roll des pieds à la tête, c'est le cas de le dire (regardez bien la coupe, vous ne remarquez rien ?) !

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