vendredi 2 juillet 2010

Ah si j'étais riche...

Les prévisions météorologiques annonçant un pic de température à plus de 30°, et craignant fort un revival caniculaire de 2003, j'ai décidé de partir m'évader pour une journée à la mer avec mon ami Mika. On sous-estime grandement les nombreux attraits de la côte belge. Beaucoup plus authentique que le sud, on y rencontre des gens qu'on ne croise nulle part ailleurs (beaucoup de personnes âgées, c'est la floride européenne), et la mode y a ses propres codes. Ce qui pour nous est le comble du out-fashion est pour les belges totalement hype. A titre d'exemple, les Birkenstock et les Van's y sont légion. Point de Converse, point de Havaianas.

Nous voilà donc tous les deux sur notre plage privée (le Nikki Beach flamand est constitué d'un matelas et d'un parasol. 6 euros la journée. Il s'agit d'un autre point fort de la côte belge, les plages privées sont très abordables) à potasser Cosmo, Grazzia, Voici, Be, Elle. Une fois faits les tests : "Etes-vous prêts pour une aventure?", "Etes-vous en manque de sexe?", etc., nous nous sommes lancés à l'aventure de la baignade en Mer du Nord.

Une fois sortis de l'eau, épuisés mais ravis (nous avons nagé jusqu'à la bouée à 5 mètres de là), tiraillés par la faim, nous nous sommes offerts une légère collation à la friterie à base de :
- Croquettes de fromages ;
- Croquettes de crevettes ;
- Nuggets de poulet ;
- Gaufres chantilly.

Nous avons alors imaginé ce que nous ferions de nos vies si nous étions immensément riches. D'emblée, nous sommes tombés d'accord pour investir dans l'immobilier. Nous nous sommes alors mis en quête de nos lieux de villégiature. Mika a proposé, symboliquement, d'acheter la côte belge, puisque "c'est ici que tout a commencé". Puis, le monde étant vaste quand on n'est pas limité financièrement, nous avons tout simplement décidé d'acheter une maison sur chacun des spots de la fashion week.

Puis j'ai décidé de créer une fondation, qui ferait appel aux célébrités de tous poils (on se souvient de Sharon Stone qui a fait don de nombreuses moustiquaires aux PVD par le biais de l'Amfar), et ce afin de me trouver un mari digne de moi (je pense Georges Clooney, je pense Sean Penn, je pense Richard Gere..).

Et comme nous sommes des gens généreux, nous n'avons pas oublié nos amis et leur avons demandé à notre retour en France ce qu'ils voudraient comme cadeau quand notre fortune nous serait acquise(vous aurez remarqué que le "si nous étions riches" est devenu "quand nous serons riches"). Voici quelques exemples des réponses que nous avons obtenues :
- une soucoupe volante ;
- un dressing à chaussures rempli de chaussures de grandes marques ;
- un paquebot ;
- Karl Lagerfeld comme personal shopper ;
- des toilettes dernier cri avec toute la technologie de pointe comme au Japon.

Maintenant que Mika et moi savons que faire de notre fortune, lors de notre prochaine virée à la mer, nous nous emploierons à définir les moyens de devenir multi-milliardaires ...

jeudi 1 juillet 2010

Pourquoi je risque fort de devenir une cougar (démonstration mathématique)

Hier soir en allant me coucher, je me réjouissais d'avance à l'idée de l'ouverture des soldes, comme 95% de la population féminine (tout particulièrement pour les chaussures, bien évidemment). Et pourtant, aujourd'hui a été ce que l'on peut appeler : "la journée typique de la loose".

Tout a commencé à 6 heures ce matin, quand Marcel, mon chaton (alias Marcel Minicat), m'a ramené en trophée et posé sur l'oreiller non pas une souris ou un lapin, comme tout bon chat qui se respecte, mais... une pomme de terre, qu'il était allé récupérer dans ma poubelle. Réveil difficile donc.

Après une douche et un petit dej nesquik baguette nutella (il faut des forces pour faire les soldes), me voilà parée. Je décide d'attaquer par la beauté, avant le gros morceau (les fringues bien sûr, et les chaussures, toujours). Me voilà donc partie chez Séphora. Je regarde tranquillement les crèmes hydratantes quand une vendeuse m'aborde, me conseille et me conforte dans mon choix. Et c'est LA, PILE A CE MOMENT LA que ca se passe. LA PHRASE QUI TUE : "Et comme antirides, vous utilisez quelle marque ?" . Le fait est que je n'ai jamais ne serait-ce que songé à mettre une crème antirides, qu'on m'a toujours dit que je ne faisait pas mon âge, et qu'à voir ma réaction, la vendeuse a piqué un sprint dans sa réserve. Je suis partie illico presto, sans ma crème hydratante, que j'irai acheter chez Nocibé.

A ce propos, voici une petite musique fort à propos de la Grande Sophie en hommage à toutes celles qui auraient vécu une humiliation similaire : "Ma première ride".

http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/ma%20premi%c3%a8re%20ride

Cet épisode douloureux m'a ôté toute envie de shopping et m'a fait réfléchir sur ma "condition" de trentenaire célibataire. J'ai fait mentalement la liste de mes copines d'enfance, de collège ou même de lycée et de fac. Aujourd'hui, elles sont toutes mariées et / ou mères de famille. Il y a donc un certain décalage entre elles et moi. Elles sortent beaucoup plus rarement, et sortent en couple (je sors plusieurs fois par semaine), habitent en banlieue (j'habite en hypercentre), parlent de leur mari / enfant (je parle de tout sauf de ca).

Je fréquente donc des gens plus jeunes, qui ont une vie sociale plus développée. Et de ce fait, je suis amenée à rencontrer des garçons également plus jeunes, ceux de mon âge étant mariés à mes copines d'enfance, de collège ou même de lycée et de fac (voir supra). Voici donc la démonstration logique que par la force du destin, mon futur amoureux aura au minimum 5 ans de moins que moi. Je serai donc une cougar, non pas par choix mais par fatalité. Demi, Madonna, vous avez une nouvelle soeur de sang !

Pour clôre cette journée de m...e, je décide d'aller respirer un peu tout en profitant du soleil chez mes parents, en banlieue. On papote, on se raconte notre week-end (à ce propos, vous comprendrez bien que j'ai fait l'impasse sur ma soirée black-out, voir post précédent). Mes parents, la soixantaine bien tapée, m'ont donc narré leur dîner chez leurs meilleurs potes gays. Et maman de me dire en toute spontanéité : "Chérie, ils nous ont fait sniffer du Pampers, c'était si drôle, il faudra qu'on te fasse essayer !".

J'ai alors regardé ma mère avec tendresse, et je me suis dit que toutes les rides du monde ne pouvaient altérer tant de jeunesse...

mardi 29 juin 2010

La calamité du black-out

Le week-end dernier, j'ai organisé un petit apéro sans prétention aucune avec quelques amis, en annonçant d'emblée : "on se la fait pas tard, amenez juste une petite bouteille histoire de se raconter nos vacances (car oui, je suis partie en vacances, ce qui explique cette petite période d'inactivité depuis mon dernier post) autour d'un verre". Tout se passe bien, l'ambiance est détendue, la conversation agréable, on rit de plus en plus, la musique est de plus en plus rythmée, on danse... puis on chante...

Le lendemain matin - ou plutôt le lendemain midi, 14 heures... J'émerge la bouche pâteuse, les vuvuzelas de toute l'Afrique du Sud résonnent dans ma tête, je suis maquillée de la veille... et encore habillée aussi. Un tampon à l'encre noire bave sur mon poignet droit. Euhhh mais qu'est ce que c'est que ce truc ?? Et là, de vagues souvenirs affluent.. Et un cri intérieur : "Mon dieu non !!!"

Comment expliquer le cheminement qui pourrait logiquement justifier mes dernières réminiscences, à savoir moi, en train de me déhancher sur le bar d'un club électro en mode Lady Gaga, mes stilettos dans une main et un mojito dans l'autre, devant mes amis tout aussi éméchés que moi, prenant quoi ????? DES PHOOOOOTTTOSSSSS !!!!!! Je me précipite sur facebook. Et là, l'ignominie s'étale au grand jour. Nouvel album photo, hier à 3h43, intitulé : "Carnage improvisé". Et moi, tagguée bien sûr, dans des positions que je considérais probablement sur le moment comme étant artistiques mais qui sont avec le recul de la sobriété à la limite de la pornographie.

Mais le pire n'est pas là. Le pire est qu'après 3h43, plus aucun souvenir. Rien. Le trou noir, béant. Et là, tout est envisageable, et envisagé! Qu'ai-je fait ? Ai-je saccagé la boîte à coup de it bag ? Ai-je roulé des pelles à un illustre inconnu (ou plusieurs)? Me suis-je fait vider de la discothèque pour comportement immature ? Ai-je eu l'alcool violent et me suis-je battue avec le physio ? Ou alors, aurais-je estimé que la musique était pourrie et ai-je sorti le DJ de sa cabine pour prendre sa place ?

Dans les black-out, le pire, c'est justement de ne pas savoir. On envisage alors les atrocités les moins avouables. Et bien sûr, c'est toujours dans ces moment là que vos prétendus potes, vos "Best Friends Forever", dorment du sommeil du juste, et vous laissent mariner tout l'après-midi avant de finalement décrocher leur téléphone à 19 heures et de vous insulter car vous avez inondé leur boîte vocale avant de vous lâcher un laconique : "tu t'es endormie dans un canapé à 4 heures, et tu t'es à peine réveillée quand on t'as mise dans ton lit".

OUF !!!!!!!!!!!!!!

mercredi 19 mai 2010

Ta ta tada.... Les présentations officielles !

Très "Festival de Cannes" isn't it ? Propice en cette période, d'ailleurs.

Bon alors, voici pour le CV officiel. Je suis issue des grands cabinets d'avocats américains très formatés (non, d'ailleurs, c'est plutôt TRRRRESSSS formatés), et j'ai décidé de tout plaquer en janvier dernier suite à un pétage de plombs complètement irrationnel mais jamais regretté (en ce qui me concerne en tout cas), pour me consacrer pleinement à l'écriture.

Je suis donc pour l'instant pigiste dans un magazine de déco, et compte bien diversifier les supports une fois qu'il fera un petit peu moins beau et que la saison des terrasses sera achevée.

Quand je dis "jamais regretté", c'est par moi bien sûr. Autour de moi, les réactions furent unanymes et consensuelles. En voici quelques exemples :
- Mes parents : "Mais pourqwwwwwwwwwwwwwwwwwaaaaaaaaaaaaaaaaaa???!!!!!!"
- Mon directeur : " Ta carrière est finie, je ne te donne pas un an avant de finir SDF"
- Mes amis : "Quoi, mais enfin comment, enfin je veux dire tu fais ce que tu veux, mais dois-je te rappeler ton train de vie ? Ecoute, Zadig et Voltaire te téléphonent avant leurs soldes privées !! "
- Les gens en règle générale, dans les dîners, les bars, etc : "Ahhh.. Oh. (sourire crispé. Demi-tour, esquive discrète)".

Cela étant, rien ne vaut l'épanouissement personnel au stress permanent de ne pas être soi au boulot. Dans mon ancienne firme, je ne respirais que le vendredi, jour de Friday Wear. Mais attention ! Jean ok, mais veste obligatoire, et jamais de Converse. Escarpins à talons de rigueur. Je me surprenais à prononcer ces phrases type à la pause-café : "c'est quoi son background à elle ? Elle me fait chier cette pétasse avec ses time-sheets, j'espère que le feedback sera bon, sinon je la lamine".

Et maintenant je suis juste heureuse. D'être moi, même si je n'ai plus de plan de carrière à court ou moyen terme, en tant que junior manager, ou senior manager fiscaliste chez Ernst & Y ou Deloitte & T ... Je me sape comme je veux, même si ma banque me gonfle régulièrement.

Mais ce qui m'attriste vraiment, vraiment beaucoup, c'est que Zadig et Voltaire sont un peu moins potes avec moi... alors que je croyais à une amitié sincère et indefectible.. Mais bon. That's life !

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